Un monde d’apparences

L’acné n’est pas une maladie grave. Il n’y aura ni lever de fond Ulule, ni compositeur-interprète personnalité préférée des français créant une hymne sur fond de musique populaire à guitare sèche pour soutenir les jeunes femmes flanquées de virulentes véroles.

“Ça va, il y a pire dans la vie”.

Ça, c’est ma sœur.

Ce n’est pas une réponse, il y a toujours pire dans la vie.

Et dans un environnement où l’apparence tient une place prépondérante, la peau du visage demeurait une carte de visite. Et la mienne écrivait : sale.

Mes problèmes de peau ne régissaient pas ma vie. Seulement les personnes autour de moi rendait la maladie importante pour moi.

Après le refus d’une mutation professionnelle, on m’a laissée entendre que j’incarnais à merveille le cheval de charrue, quand le directeur désirait ardemment son petit poney. Ils ont utilisé le mot “pépette”. Traduction, je n’étais pas assez jolie. J’ai dû passer outre et ravaler ma fierté comme un Malabar trop mâché. A la ville, je rigolais de cette mésaventure mais à l’intérieur j’étais complètement anéantie. Me conforter dans l’idée qu’on ne refuse pas un poste pour des raisons aussi superficielles. Je m’accrochais à cette idée.

Ce n’était nullement la première fois qu’on remettait en question ma capacité à représenter une entreprise, un rôle ou tout simplement ma légitimité à sortir en plein jour.

J’eus des épisodes harassants où caissières, passantes, amies d’amis m’interpellaient. “C’est une allergie ? C’est compliqué, comment faites-vous ? On vous a jeté un sort ?

Cela m’attristait puis je zappais, pour me remettre en scelle. Mais je n’oubliais rien. Le cheval à charrue solide, combattif, fort, fiable, serviable, endurant. C’est moi. Je continuais à tirer cette grosse cargaison de bois.

Même lorsque que des amis proches affublés de mêmes problèmes de peau avouaient refuser de sortir de chez eux les jours de grosses éruptions séborrhéique volcaniques. Ils rejetaient sur moi leur problèmes d’insécurité interrogateurs et affolés :

“Comment tu fais toi ? Pour sortir comme ça ? Moi je pourrais pas ! T’es courageuse. Ou tu t’en fous.”

J’avale le chewing-gum encore.

Jusqu’au jour, où je lus dans les yeux de ma mère une profonde déception, la tristesse. Pas le malheur qui s’abat sur soi, la pitié complaisante, l’auto-flagellation. Pas cette souffrance masochiste. Non. C’était l’abattement, la colère aussi.

Elle était déçue de cette fille qui refusait d’être jolie, à presque 40 ans. Qui était célibataire, qu’aucun homme ne voulait, qui n’était capable d’offrir ni petits-enfants, ni mariage, ni félicité, ni de donner en retour une carrière flamboyante, un rayonnement familiale, juste rétribution d’années de labeur.

“Pourquoi tu ne fais pas ci, pas ça ? Ma pauvre, cet homme ne te regardera pas, meskine. Et le travail ? Moi, j’aimerais que tu aies une vraie situation. Je veux que tu sois épanouie et tu ne l’es pas. Moi, maintenant je pense plus du tout à moi, c’est ta sœur et toi qui comptez.

J’étais responsable en chef de son bonheur.

Des espérances pour lesquels je n’étais clairement pas qualifiée. En tout cas, j’avais raté les virages, les négociant très mal au passage.

Chaque année, j’admirais des connaissances construire, tomber, se relever, tenter, réussir. Je tentais aussi, mais mes bonheurs étaient très éphémères. En tout cas plus court que la moins chère des garanties Darty. On me quittait, on me licenciait, on ne voulait pas que je reste, on coupait sec la relation amicale.

Je mis tout sur le compte de mon apparence. Parce qu’on disait volontiers Sarah “drôle, intelligente et gentille”. Ma gueule n’allait pas avec le reste. Qu’on déterre la guillotine ? Qu’on fixe ça direct.

J’étais une fille qui aimait beaucoup la mode et le maquillage. J’ai été d’ailleurs rédactrice mode et beauté durant plus d’un an. Ironiquement. J’ai donc toujours été apprêtée depuis mes 16 ans. Et même là, ça n’allait pas.

“Pourquoi tu t’habilles et tu te maquilles comme si t’étais belle ?”

Je le vis comme une terrible injustice. J’avais besoin d’amour, d’être parmi les gens, pas contre eux, de rire avec eux, d’aimer, d’être aimée. Je ne voulais pas que les gens aient de la peine pour moi, je voulais être leur amis, c’est tout. Mais on me refusait tout. A part la solitude. Donc je n’avais rien. Juste parce que j’avais de l’acné.

Ma sœur me dit.

“Tu seras peut-être comme les gens qui trouvent l’amour à la retraite ou vieille”.

Quand le corps n’a plus vraiment d’importance.

Elle a jeté ça comme une incantation.

Cela faisait 25 ans que je me battais contre ma corps tout entier, j’avais essayé tous les traitements, vu une cinquantaine de dermatologues, dépensé peut être près de 10000 euros en traitement durant ces années, essuyé tous les mépris, toutes les injures, les remarques blessantes, tous les coups. j’étais fatiguée. Fatiguée. Quand je lus cette anéantissement dans les yeux de ma mère, j’ai fais une crise de panique, mon cœur a explosé, j’ai pleuré, j’ai pas réussi à m’arrêter, ma sœur m’a aidé à respirer, ma mère est restée impassible.

Ce fut le début de ma candidose intestinale, qui a dégénéré en candidose invasive. Je réagissais à l’infection comme une personne complètement immuno-déprimée. Je ne réagissais pas en fait.

Deux médecins que j’ai consulté m’ont fait deux tests HIV Elisa.

Pour dire.

Aujourd’hui, je ne me maquille plus, je laisse ma peau libre. Je ne veux plus me battre contre des moulins à vent. On m’identifie encore comme la fille aux problèmes de peau quand on pense à moi, notamment dans le café où j’ai mes habitudes. A cause de mes cicatrices notamment. Les gens continueront à rendre mon acné importante pour moi, plus importante que moi. Tant pis.

Mais 1 an après le début de ma candidose intestinale, et en ce nouveau cycle, je ne veux plus penser aux événements passés. On me fera toujours des remarques, ça me blessera toujours autant, mais ce ne sera plus une accumulation.

Je me rappellerai d’oublier.

Et toi ? Pourquoi tu grossis ?

“Ah… t’as pris du poids durant le confinement ?”

“Non, les fêtes de fin d’année”

“…”

“J’ai juste rien perdu durant le confinement”.

Ce que j’ai appris avec cette histoire de candidose intestinale et à fortiori le confinement, c’est bien le rôle que peuvent jouer les aliments.

  • J’ai pu observer mon voisin de palier grossir doucement mais sûrement
  • J’ai pu reluquer catastrophée le contenu des paniers des habitants de mon quartier.

Les gens ont tous grossis, mais cachent tous différentes raisons de grossir.

Certes, il est de notoriété de voir les jeunes gens s’alimenter en grande majorité de produits ultra-transformés. Cependant c’est être témoin d’achat au combo funeste Pizza Sodebo/ Fanta/ Ketchup Amora/Chips Lays/ Snickers par des personnes de 35 balais au compteur que j’ai l’impression de voir mourir l’agriculteur française sous les yeux.

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Dossier “Elles ont quitté Paris : sans suivre personne”

“Il est coutume de dire que la vie est dure, moi j’me bats pour le futur quel aventure… ”

Tels sont les paroles rythmées par la musique de Ménélik. Qui s’en souvient encore ?

Deux femmes qui ont quitté Paris sans suivre personne. Ni conjoints, ni petits-amis, se sont confiées à moi. Elles se sont établis dans une ville non sans peine. Souvent c’est le travail qui freine. Il n’y en a pas. Au final, elles ont créé leur propre structure, ont trouvé un emploi dans leur branche. Recommencer tout à zéro. Ca demande surtout de mettre de côté l’ego.

D’adopter comme mot d’ordre la patience.

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10 Compléments alimentaires pour une belle peau au banc d’essai 2/3

Il est difficile de rendre la décroissance sexy. Dans les documentaires sont montrés : des gens en sarouel, avec des vêtements en lin, donc forcément froissés, les cheveux ironiquement couleur béton. C’est pas sexy.

Respecter le vivant, s’occuper de soi, ce n’est pas “juste” le bien-être bourgeois-bohème. Prendre soin de son corps et devenir bienveillant c’est aussi faire le pari qu’on sera beau à 60 ans. C’est se projeter, croire en l’avenir. Quoi de plus positif ?

C’est pour ça que j’ai débuté ce long processus.

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10 Compléments alimentaires pour une belle peau au banc d’essai (Part 1/3)

Après le succès fou de “6 lotions à base d’acide salycilique au banc d’essai,” ca frisait tellement le prix Pulitzer, je reviens avec des tests sans labo ni souris blanche. Parce que, moi Sarah, je suis un département du CNRS à moi toute seule.

Vous savez cher lecteur qu’il fut un temps où j’avais une peau pas nette nette. Parfois carrément dégelasse comme un hall de gare.

C’était compliqué… même avec un peu de BB crème teintée. Merci à mes amis d’être restés mes amis, au passage.
Ma collection impressionnante de tentatives de routine en micro-nutrition pour débuter “la détox”.

Et bien ce temps est révolu !

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Le Coca à 3 euros pour sauver l’hôpital public

J’ai souvent des idées dangereuses. C’en est une de plus. En général, mes solutions aux problèmes données ne satisfont personne. Ni les vendeurs ni les consommateurs, tout le monde est perdant, c’est le jeu de la vie. 

J’étais en licence webmarketing printemps 2008 et le monde merveilleux de Youtube était exempt de publicités. Ah ! La belle époque pré-krach boursier. Anyway, j’avais répondu à mon professeur d’édition web de l’époque. « Le business plan de Youtube n’étant pas viable, forcément la publicité s’imposait comme solution”. Ca n’a pas loupé. La publicité en veux-tu ? En voilà !

Aujourd’hui, je pense qu’il est nécessaire de foutre le coca à 3 euros, non pas pour sauver Youtube, mais pour sauver l’hôpital public. 

Je m’explique. 

Les maladies chroniques tiennent en échec la médecine occidentale depuis des décennies. Outre le coronavirus, il y a une épidémie toute aussi galopante mais beaucoup moins médiatisées, c’est celles du diabète, de l’hypertension et de l’obésité. De l’acidification du corps, en somme. En occident, on vit bien mais mal. 

Je ré-explique.

On a un toit au dessus de la tête, de la nourriture. Mais… 

Mais voilà, dans la pléthore de choix, l’être humain se tourne vers le nocif.

Aussi bien qu’aujourd’hui il faut faire des lois, non plus pour protéger l’humain des extraterrestres, d’un individu endoctriné ou d’un oncle alcoolisé. 

Maintenant nous faisons des lois pour protéger le français de lui-même. Triste ?

Je ne sais pas. En tout cas, c’est une évolution intéressante. 

Le coca à 3 euros, en gros, c’est financer le travail des hôpitaux quand ton pancréas aura capitulé devant le diabète. J’ai pas tenté de faire plus compliqué en terme d’explications.

Le coca à 3 euros c’est aussi éviter que tu contractes une maladie chronique, en réduisant ta consommation.

Le coca à 3 euros, ce sont des revenus qui renflouent les caisses de la sécurité sociale.

La coca à 3 euros c’est forcer une entreprise multi-milliardaire à muter en profondeur afin de devenir une société honorable qui jette un pont vers le bonheur, pas vers le triple pontage coronarien. Coca Cola vend des boissons sucrés depuis 100 ans mais cela ne veut pas dire que ça a toujours été comme ça que ca ne peut pas être autrement. En syntaxe correct, ca donne. Le changement c’est vraiment maintenant. Malheureusement, plus conservateur qu’une entreprise multi-milliardaire et un enfant qui refusent le divorce de ses parents, tu crèves. T’as beau leur dire que ça marche plus…

Dans la ribambelle de nouvelles publicités sous stéroïdes de bienveillance nouvelle génération Coca Cola et Nutella sont les gros absents. Tu m’étonnes. Qu’annonceraient-ils ? Qu’ils invitent à un monde meilleur ? En mangeant plus de sucre. Bah non. Ils ont raison. Profil bas.

Le Coca ne sera jamais beau ni bio, mais ce serait bien de réellement mettre leur cocktail diabétique sous verre à défaut de se mettre au vert. Déjà. 

La France a tendance à admirer les initiatives scandinaves en termes de lois progressistes sans jamais faire pareil. Vous l’aurez compris. La Norvège l’a fait. Le Coca à 3 euros. Les parts de marché ne devaient pas être ouf au pays des Fjords, remarque, pour que The Coca Cola Company laisse faire cette ignominie.

Les taxes sur les cigarettes génèrent des pesos dans les caisses de l’état alors pourquoi pas le sucre.

Alors oui, la catégorie socio professionnelle inférieure court toujours après les denrées dont la catégorie socio-professionnelle supérieure ne veut plus. 

L’absence de Coca au frigo et de Nutella au petit-déjeuner est un crime de lèse-majesté chez certains quand chez les plus aisés, il s’agit d’un pas vers la rédemption.

Ainsi beaucoup de Norvégiens récalcitrants passent la frontière et achètent du Coca en masse en Suède.

L’ excès de sucre deviendra donc une drogue comme une autre. Et il faudra protéger la population contre sa propre consommation.

 

La faune, la flore et ses besoins organiques

J’ai retrouvé le Canal du Midi chéri. Les fleurs ont percé le bitume. La flore s’est exprimée librement. Elle est pipelette, quand on lui laisse la parole.

Et son débit est rapide. En deux mois, elle a pondu un roman de fruits et de fleurs.

Des fruits et des fleurs caractéristiques de la région méditerranéenne ont élu domicile au bords du Canal. Comme dans un déménagement express.

Rosa Pendulina L.
Prunier (Hâte qu’elles soient mûres !)
Un Figuier !

J’ai parcouru  7,6 kilomètres à pieds jusqu’au Parc de Cinquante. Un espace vert investit par beaucoup trop d’êtres humains à mon goût. Il fallait le prévoir pour ce premier week-end déconfiné-ensoleillé. J’ai trouvé un banc au bord du canal loin de la populace, le confinement laisse des traces.

#distanciationsociale des canards

Pause lecture avant de repartir
La nature quand on la laisse faire…
Retour peu à peu à la civilisation des hommes
Des signes de la présence à nouveau de sédentarisation d’être humains se confirment. Des maisons…

 

Je suis rentrée chez moi pour un trajet de 15 km et 4 heures de marche au total. Je suis revigorée, pas question de m’affaler.

Je me lance dans la confection de cupcakes aux pruneaux d’Agen “AOP-ey s’il vous plaiy”, sur lesquelles une crème au citron-amandes complètes bio maison sera généreusement tartinée. Je fous du romarin un peu partout parce que cet herbe aide les synapses qui chauffent à se diriger vers TF1 & Kôh lanta plutôt qu’un essai de Pierre Bourdieu, histoire de raccrocher au nez d’un cerveau qui appelle trop.

Et une salade zarma-zarma 5 fruits et légumes par jour manger bouger point “éffère”, pommes Juliet, graines germées de radis, pistaches, citron, vinaigre de cidre, huile de colza.

Rupture de jeûne pas festif mais qui se fait plaisir.

Tarte légumes au romarin

Pancake salé au sarrasin

Pour les intolérants du gluten, pour les renfrognés de la protéine de blé, pour les constipé de l’amidon, voici une recette à base de fleur de sarrasin qui ne va pas râper tes intestins.

Si vous suivez mes épisodes candidosiques hautement épiques. (Attention spoilers : encore plus d’atterrissages chez le médecin à venir en mode capitaine fracasse ).

 

Je suis depuis plusieurs mois un régime bannissant toute farine de blé. Mise à part la farine intégrale T150. D’ailleurs, c’est bien pratique en ce moment, c’est la seule à rester dans les rayons.

Et depuis mi-avril je jeûne, donc le soir c’est petit-déjeuner !

Pour 6 pancakes moyens :

200g de farine de sarrasin

75g de beurre ghee (beurre clarifié dépourvu de caséine) ou “beurre que t’achètes chez le rebeu ou chez l’indien” pour les connaisseurs.

2 gros oeufs

Une pincée de sel rose de l’Himalaya (Pas de panique, inutile d’aller le chercher là-bas on en trouve à Monoprix)

1/2 cuillerée à café de bicarbonate de soude.

2 grands verres de lait de coco ou de Lait fermenté Ribot

Une poignée de  graines de lin

Une petite poignée de graines de cumin

Dans un saladier, mélangez la farine au sel, incorporez les œufs et le beurre en pommade. Touillez énergiquement. Faites chauffer le lait à feu très doux, quand il est tiède, mettez-y le cumin. Laissez infusé 5-10 minutes.

Incorporez le lait parfumé à la pâte. Touillez doucement jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène. Ajouter un peu de lait froid si besoin. La pâte doit être un peu plus épaisse qu’une pâte à crêpe classique.

Huilez la poêle au beurre ghee, mettez y les graines de lin, laissez-les griller, 2-3 minutes.

Une fois, dorées, formez les pancakes dans la poêle. Laissez cuire a feu très doux, pour éviter qu’il soit dorés. Les pancakes de sarrasin sont meilleurs sans dorure. Répétez l’opération à chaque fois avec les graines de lin.

Dégustez !

 

 

Vous croyez encore à l’amour ? Bah laissez-moi vous faire “décroyer”

Il est bien profitable de faire les choses avant, bah, la date d’hier.

En ce qui concerne une vision de la France à long-terme, il y en a pas. Merci et au revoir Madame. L’article est fini.

Je rwigole. On est fun comme ça nous les noirs.

Bref, j’ai découvert avec effroi la vision de l’avenir très court-termiste aigüe de mes contemporains durant cette. Cette quoi d’ailleurs ? Crise ? En tous cas, perso j’ai jamais autant regardé la mort comme un spectacle, même en regardant faites entrer l’accusé toute la soirée.

Je ne ferais de leçon à personne, ici.

L’humour prime.

Alors je relègue au vestiaire l’adage, personne ne cherche plus loin que le bout de son iPhone formulé par des gens qui ne voient pas plus loin que la fin de leur mandat, fustigés par ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur CDI, dont les enfants ne voient pas plus loin que le bout de leur apéro. Je peux continuer longtemps comme ça.

Comme mon métier n’est pas le journalisme, je n’ai jamais d’infos. Que des avis. C’est bien le blogging t’as l’air tout de suite plus intègre.

Je fais donc un top 10 des signes que vous vivez dans une société très court-termiste, et que même des fois ça fait flipper le nounours rainbow parlant de Toys’r’us garantie 2 ans.

1/ Vous discutez avec votre voisine. Et votre iPhone jamais en panne de mauvaises nouvelles annonce l’extinction d’une partie de la faune et de la flore au Sud de L’Australie. Son lieu de vacances. Et celle-ci vous répond visiblement très attristée. “Sans animaux et fleurs à voir, on va se faire chier !”.

2/ Chienchien, le chien de mon copain aboie sur tout ce qui roule, skateboard, trottinette, vélo, personne en fauteuil roulant. Une plaie. J’avoue à Mamour que le bruit des villes m’agace tout autant qu’à Chienchien. Que mon ouïe baisse, que j’en peux plus des crissements des mobylettes. Il me répond : “Tu m’entends là ?”. Oui… “Bon bah ça va alors”.

3/ Jessie James, le stagiaire de ma boite, jamais en trêve d’auras conquérantes (les gars de la compta le surnomme Christophe Colomb). Un mélange audacieux d’Eugène de Rastignac et de Barry Lindon, plus ambitieux que le plus ambitieux de tes capitaines d’industries. “Il veut monter une boite pour gagner plein d’argent”, dit-il. Et après ? “Je la revends pour gagner encore plus d’argent”. Mais encore ? “Bah j’en recrée une pour faire fructifier l’argent que j’aurai déjà”. D’accord c’est sans fin son truc.

4/ On a faim, il est tard. L’art de cuisiner exige de l’énergie. J’en ai plus, c’est ballot. Les sociétés comme Uber Eats et deliveroo, j’aime pas. Je sors un paquet de pâtes et fais péter l’huile d’olive. Mamour pas content quémande un truc plus élaboré. Je l’envoie paitre. Il pianote sur l’appli d’Uber Eats. Je fais la gueule. Ils n’ont pas besoin de mon argent pour abuser de leur salariés qui n’en sont pas d’ailleurs. Mamour retoque “Ils ont un travail et ça fait tourner l’économie”. En rond surtout. Et avec quelles conséquences ? Et pour combien de temps ? “C’est pas mon problème, je prendrais une chorizo calzone 3 fromages, lardons, chorizo, bacon, sans légumes”.

5/ Ma voisine. Toujours elle. Regarde le contenu de mon carton de courses. “Tu t’alimentes bien !”. Oui, il y a des fruits et des légumes quoi. Elle dit “qu’elle pourrait pas !”. Elle aime “trop” le Cola et les chips. Malgré sa crétinerie j’apprécie ma voisine, donc concernée je me fais l’avocat du diable. Tu n’as pas peur pour ta santé ? Aujourd’hui les français font des AVC à 40 ans. Elle répond : “Ah bah ça va, c’est dans longtemps, je verrai sur le moment”.

6/ J’ai grossis durant le confinement. “Ça va, j’aime aussi, t’as de plus gros seins encore” dit Mamour. Pourquoi, je ne suis pas rassurée. Il continue “Mais c’est tout. Le reste, tu changes pas !”. On va tous vieillir, le corps change, il s’épanouit autrement. L’angoisse le saisit, il n’y pensait pas. Qu’à un moment donné je ressemblerai à la crypte. Une seconde plus tard, il se relaxe. “Je divorcerai et je te remplacerai par du matériel plus neuf”.

7/ La fille de mon cousin par alliance (13 ans au compteur) rêve d’amour toujours en zyeutant des petits vieux survivants du coronavirus repartis pour s’aimer 40 ans Inch’Allah. “50 ans de mariage, ça dure longtemps !” s’écrit-elle. C’est un travail de tous les jours, de longue haleine, de mise en place d’éléments qui porteront ses fruits des années plus tard seulement. Elle me répond “bon bah alors laisse tomber, je me ferai que des plans cul”.

8/ Ma collègue m’avoue détester son travail. Elle en fait des crises d’urticaires et d’eczema, de rages de dents, des cystites en même temps. Je suggère de profiter de son ancienneté, de faire un dossier de formation, de sonner les cloches des RH, d’arpenter les salons des métiers. Je suis dévisagée d’un air béat. Elle répond “Oh la la ! J’aurais dû fermer ma gueule. Rien à t’écouter , je suis déprimée, faut que je me remonte vite le moral ! On s’fait un ciné. La Guerre des Robots War Dans L’enfer de la Guerre en 3D, ça te dit ?”.

9/ Mamour et moi avons une énième dispute. Chienchien ne sait plus où se mettre ni qui défendre. Pour moi c’est décidé, il faut partir. Vivre en communauté décroissante dans un éco-quartier dans l’Ariège. On va en chier au début. On verra les effets “bénéfiques” que dans 10 ans. D’ailleurs si une partie de la population repeuplait les campagnes, une bonne partie des problèmes environnementaux et sociétaux seraient peut-être en cours de restauration un peu comme la défragmentation de son disque dur. “Et c’est pas sûr…”. Non c’est pas sûr, mais c’est un pari pour l’avenir. “Quel avenir ? Dit Mamour. On a déja tout le confort du CDI, moi, j’attends la mort maintenant”.

J’ai voulu dire à Mamour que c’est temporaire, et que parfois, heureusement y’a du temporaire qui dure. Et notre histoire n’a été que temporaire.

 

Je Voyage Seule

Irene est privilégiée. Elle le sait. Son métier ? Noter la qualité des établissements luxueux pour un organisme privé.

Affiche, Je voyage seule Bellissima Films©.

La profession exige une grande disponibilité ainsi qu’une absence totale de vie familiale. Mari, enfant, chien, poisson rouge, plantes, pigeon qui vient régulièrement sur le balcon. Rien.

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Le Sexe Triste

Etaient projetés à la bibliothèque José Cabanis, deux documentaires étudiants fort intéressants. Ce fut dans le cadre du mois documentaire, mi-novembre 2019 que je découvrais le travail d’une certaine Adèle Edwards. Stagiaire documentariste et étudiante en master à l’Ensav. Son documentaire “Nos cœurs dénudés” a suscité beaucoup d’émules dans le public. Auditoire avoisinant les 60 ans en moyenne d’âge, sans plaisanter. Allez 59 ans, parce que j’étais là.

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Faut pas bouger, pas moyen bouger !

L’iphone n’a pas la beauté d’un volatile, donc comme oiseau de mauvais augure on ne fait pas pire.

Je réfléchis à ce que j’écris live on direct de mon canapé

J’ai regardé les news sur mon téléphone. Et l’objet disait : Un jeune homme afro-américain, “Ahmaud Arbery est mort en faisant son footing et le monde demande justice”.

J’ai manqué un épisode ou une saison entière car ça n’a aucun sens.

Et puis j’ai repensé à ce jeune brésilien, tué par les militaires anglais après les attentats de terroristes intégristes de Londres en 2007, parce qu’il courait rattraper son métro.

Paix à son âme de brésilien, cependant ce fut une circonstance exceptionnelle dans un contexte singulier. Aux Etats-Unis on a l’impression que cela arrive tous les quatre matins.

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Billet d’humeur #1

Je troquais quelques victuailles essentielles dans mon magasin bio contre quelques assignats, quand le gentil vendeur a émis la très juste remarque que mon chouchou était exactement dans le même délire que mon portefeuille. A quoi j’ai répondu “appelez la fashion police”, celle du respect du confinement fera l’affaire aussi. Pièce à conviction numéro 1 ci-dessous :

“C’est pas réellement un chouchou, c’est en réalité un cache-misère qui détourne régulièrement l’attention des tiges hirsutes qui me servent de chevelure.

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Journée de Jeûne de Printemps

La veille

Quelques semaines avant le Ramadan, et surtout pour une détox de printemps, j’ai débuté un jeûne.

J’ai profité du confinement pour travailler sur certains points laissés derrière au loin.

Pull cocon

Le Jour J

J’enfile une tenue propre coquette et confortable dans laquelle j’aurai plaisir à trépigner sans effrayer mon miroir tout en évitant que les mouches ne me suivent.

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Carrés aux dattes – la recette québécoise

En terme de plats et desserts nul n’irait exiger une recette québécoise. C’est comme demander des trombones dans une librairie d’ouvrages grec ancien.

J’ai acheté des dattes au rabais puisque mon quartier s’est jeté sur les conserves. Beaucoup ont boudé les denrées exotiques. On sait jamais, remarque, le mal peut se cacher dans la banane plantain. Anyway.

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Candidose part 20 – La sélection des jus bons et bienfaiteurs

10 Août 2019 – Sélectionner les jus qui remettront la malade que je suis, sur pied, n’est guère chose aisée. Je déjeune avec des ex-collègues de l’Apec Toulouse. Elles me voient amaigrie, elles prennent peur. J’en rigole. Elles en rigolent à leur tour. Mais elle me parlent Cancer. Pas mon signe astrologique. C’est vrai qu’amaigrissement spectaculaire incarne volontier maladies graves. Surtout quand c’est pas une pub “Comme J’aime”. J’apprends ainsi qu’un consultant de l’Apec Toulouse a un cancer de l’estomac. Je tressaille. Ce n’est pas un billet drôle à écrire, ce n’était pas un déjeuner drôle non plus, sympa mais nullement drôle, malgré l’affection que je porte à mes anciennes camarades de travail. On se claque la bise avant mon départ pour une razzia de jus frais à Monoprix.

Et là lecteur tu me demandes : “pourquoi Monoprix malgré l’actionnariat Rassemblement National ?”.

Ils ont une magnifique sélection de jus.

Je vise en particulier la gamme Innocent aux vitamines réinjectées. J’achète l’antioxydant, Fortify et le Energise. Je tente aussi le MDD à la fraise et à l’orange. Je me rends également à LIDL parce que je suis pas Rothschild et j’achète les smoothies banane-coco et celui aux fruits rouges 79 centimes chacun. Je termine la hotte du Père pas du tout Noël par un jus de pamplemousse Tropicana classique.

Bilan des courses.

  • Ma candidose s’est améliorée en grande partie grâce aux jus Innoncent, surtout celui nommé Antioxydant. Bien vert, bien râpeux, dense à la saveur très astringente. Je comprendrais plus tard pourquoi c’est important, le râpeux et l’astringent.
  •  L’Energise n’a pas amélioré ni empiré la candidose et enfin le fortify m’a effectivement donné la pêche et la banane.
  •  J’ai fait une allergie aux histamines à cause du jus MDD fraise et orange. Fallait prévoir. Trop d’histamine ne tue pas l’histamine, tue plutôt ta peau. Bonjour prurit vaginaux.
  • Le smoothie banane de LIDL sans sucre ajouté pourtant, a un peu réveillé ma candidose. Trop sucré. Par contre celui aux fruits rouges aide à réduire mon acné un tantinet.
  • Le jus de pamplemousse finalement alcanise bien mon corps dès le matin. Ca m’aide à assimiler les jus suivants ainsi que les soupes de légumes verts le soir.

*En alternance avec le jus de pamplemousse, je me fais des jus de citron-gingembre.

Candidose part 17 – La malabsorption

Après cinq décoctions d’Aubier de tilleul, je suis soulagée de calculs rénaux. Néanmoins la fête des symptômes continuent. Le surlendemain, “je suis guérie” et je chie des aliments non digérés. Le repas de la veille, des courgettes en l’occurrence comme passée sous un train, dans ma cuvette. Fini le beau marron de la merde. Qui l’eut cru que je pleurerai un amas organique et son apparence rondement charnue de belle crotte.

Comme quoi il ne faut jamais dire jamais, tout peut arriver. La vie n’est que surprises et j’veux un Kinder. Quand tout part en sucette, c’est le sucre qui réconforte, précisément ce qui m’est interdit. Suivez la logique. Je ne suis pas allergique au gluten mais concrètement je pourrais me suicider avec de la farine de blé, je mourrai juste à petit feu en 2021 ou 2022. C’est horrible.

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“Arrêtez de gaspiller !” Ou comment j’ai commencé à faire les poubelles.

Il y a 10 ans, je regardais un reportage sur France télévisions à propos de la vie New-yorkaise. Les caméras suivaient une squad d’habitants motivés et chevronnés affublés du sobriquet “hipster”, en train de fouiller les poubelles. C’était il y a une décennie, le reportage mettait bien en évidence l’ulcération de jeunes gens sincères contre l’hérésie du gaspillage à grande échelle.

Trouvaille gratos en fin de marché bio et un os à moelle du boucher de mon quartier parfait pour un bouillon.
revalorisée en tarte poire roquefort vert de poireau
Pomme de terre Roseval récupérée à l’ail
Pommes très fatiguées récupérées à la fin des marchés…
…utilisées en gâteaux aux pommes sans gluten (farine de maïs et châtaigne)

Ils se nourrissaient quotidiennement essentiellement de ce qu’ils trouvaient dans les poubelles de la grosse pomme. Et il y avait de quoi faire. Ils ne revendiquaient aucun concept, ni même une bonne action, n’en faisait pas un business, il n’y avait aucune logique de rentabilité, seule la nécessité vitale de se nourrir et l’incompréhension face à un non-sens total reflet d’une injustice sociale : jeter la nourriture. Point barre.

Et puis l’anti-gaspillage aujourd’hui est devenu une possibilité envisageable. De petites poignées de belles âmes françaises réalisent que les mamans avaient raison. Elles avaient tous les droits d’houspiller comme des poules quand on peinait à finir nos assiettes, quand on se servait trop avec une pelle à jardin, quand on avait les yeux plus gros que le bidon. Les maman savaient. Mais voilà, les scénarisations publicitaires du désir d’abondance sont passées par là.

Et pour pouvoir jeter, et accessoirement acheter beaucoup, il fallait se voir, avant tout, comme privilégié, avoir des thunes, une position sociale enviable. Voilà. Consommer énormément et pouvoir jeter, racheter, consommer et ainsi de suite, c’est être beau et riche.

C’est une idée tout à fait actuelle et personnellement elle ne me convint pas.

Je n’affectionne pas plus le gaspillage que les entreprises qui font d’une “consommation rationalisée” un concept.

J’achetais auparavant les produits “sains et saufs” dont le business plan est de revaloriser en soupe, jus et confitures les produits destinés à la casse. Entreprise qui finalement adoptaient des prix prohibitifs. Peu de gens étaient preneurs. Moi, en tout cas, j’ai jeté l’éponge. En me rendant quotidiennement au Carrefour et après discussion avec le chef de rayon, il avouait les foutre à la poubelle, car personne n’achetaient. Certains produits “sains et saufs” mais périmés depuis des jours restaient même en rayon. Comble de l’ironie pour une marque dont le concept même est l’anti-gaspillage.

Et puis il y a eu ces épisodes à Exki où j’ai passé pour une “crevarde” aux yeux des employés. J’avais réclamé l’intégralité du smoothie que j’avais acheté mais qui ne passait pas dans mon gobelet et qu’à mon grand regret vu disparaitre au fond de leur évier avec un petit rictus du serveur sur les lèvres en prime. Puis ce deuxième épisode plus humiliant où j’ai demandé gratos un invendu que la responsable allait jeter (la part de cake chocolat en morceaux avait était réduit en “bouilli” par un précédent client). La responsable m’a dit. “Je peux pas la vendre mais je vais pas la donner !”

J’ai donc décidé de me servir moi-même comme ces New-yorkais. Comme dit ma mère. (Ah toujours les mères) Nous ne sommes jamais aussi bien servis que par nous-même.

Au lieu de payer à prix inabordables des produits revalorisés, j’ai court-circuité les pro du greenwashing en effectuant les tournées des poubelles. Oui vous m’avez bien entendue ou plutôt lue. Je ramasse vos rebus et je les mets dans mon four.

J’en suis consciente pour cette logistique il faut du temps, et vivre à proximité d’un marché bio, se dégager encore plus de temps pour cuisiner des choses qui nous plaisent et cela n’est pas chose aisée.

marc-de-cafe-transformé-en-gommage2
Marc de café sur ma gueule en guise de gommage

Aidée par des éboueurs compatissants qui dégagent pour moi les cartons, des acolytes espagnols altermondialistes solidaires. On s’entraident, on se donne des bonnes pistes, on se refile nos trouvailles. On fait les poubelles ensemble. Je ne dis pas que c’est une activité fun, cependant il y a un réel “plaisir” à trouver “tiens du chou rouge”, “oh une feuille de blette”. C’est comme une pêche à la ligne, on réactive son instinct. Je ne saurais l’expliquer c’est plus grisant que le supermarché sous les néons et la musique pop.

Le Restaurant Le May Toulouse… Toujours

A Paris y’en a 100, mais à Toulouse c’est différent. Il y a deux restaurants que tout le monde connait. Que beaucoup se disputent. Pour une table notamment. Des valeurs sûres connues de tous les toulousains. C’est le bon vieux restaurant des années étudiantes, qu’on re-fréquente de temps en temps, étant plus vieux. Le May Toulouse et La Gouaille, dont je parlerais ultérieurement.

La cuisine est simple, très abordable, sans chichis, avec des bons produits, l’ambiance est là, que demande le peuple.

Le May Toulouse, j’y suis allée trois fois dans l’année, c’est pas mal, sans devenir “une habitude”.

J’aime la simplicité des plats comme si j’allais déjeuner chez ma tante, les remarques sur ma coiffure et mon célibat en moins. Des pommes de terre fumantes au beurre et une dorade grillée en plus. Dans mon estomac.

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Bapz – Un mix très anglais

Pour travailler sur mes écrits, j’optais pour un endroit très fréquenté. J’espérais ainsi attraper quelques bribes de conversation qui exciterait mon imagination.

Une fois n’est pas coutume Google me sert de chaudron magique. Mots clés : Café + déjeuner + manger solo + Toulouse. Bingo. Un certain Bapz arrive à moi. Comme envoûtée par les avis dithyrambiques et les visuel de déco kitsch, je zyeutais l’emplacement des tables parfait pour manger seule sans attirer de pitié.

J’arrive à l’ouverture. Place assise directe garantie. A 12:00 j’ai les crocs, n’avalant qu’un café extrait de ma bodum avant de tester un établissement.

J’ai faim mais je suis une fille raisonnable. Leaule. Je commande une salade. Le staff au petit soin, très souriant me sert une généreuse salade garnie, vraiment à l’anglaise.

Je n’avais rien manger de telle. Un mélange de fruits, de salade et de cheddar. Pourquoi pas. Avec un gros scone au milieu. Le tout servi avec deux grosses tranches de brioche très moelleuse. En fait la salade n’est pas du tout raisonnable.

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Témoignage : il Voulait une Poupée Neuve

Son silence a beaucoup parlé.

Moi, au bout du fil. Lui, scotché à son combiné.

– Voilà. Je m’appelle Sarah. J’ai 30 ans. J’ai fait un bilan médical à la CPAM et j’ai l’ouïe d’une femme de 55 ans.

Silence.

– Le médecin m’a pressée de déménager à la campagne.

Silence.

–  Je brûle pour ce retour à la nature qui respecte ma nature. Mais le travail ? Déménager ou ? Et surtout Comment ? Ou trouver des cartons ? C’est pas gratuit.

Silence

– Je resterai en ville. Un trémolo dans la voix, j’expulse la phrase préférée de la résignation précaire suprême : Je n’ai pas le choix.

Silence.

– Le médecin me gronde en répondant tout de go, pour votre santé vous aurez le choix.

Silence.

– Tu voulais une poupée neuve. C’est râpé. J’ai servi. Beaucoup servi.

Il rigole. Il rigole à gorge déployé le bougre.

– Je suis d’occas’ mais pas une occasion. J’ai des croûtes comme un tableau et mes fêlures c’est du grand art. J’ai vécu. J’ai du vécu. J’ai des choses à raconter, j’ai des choses à dire. J’ai des histoires.

Silence.

– Nulle femme n’est cassée au même endroit, ou du moins pas de la même manière. Je veux partager mes fêlures les mixer aux tiennes. Touiller tout ça.

– J’aurais des questions à te poser…

– Oui ?

Silence.

– Une question ?

Silence.

Il voulait une poupée neuve et je suis une poupée cassée qui lui a raccroché au nez.

“A Fleur de Pet” de Dora Moutot

Je souffre d’une candidose intestinale chronique. C’est une nouvelle maladie complétant le jeu des 7 familles des déséquilibres dus au mode de vie. “A Fleur de pet” c’est donc l’histoire d’une malade de l’intestin avant-gardiste comme moi. Bienvenue dans le quotidien de Dora Moutot. Bienvenue dans ses pets et son caca. Rien que ça.

J’ai écumé beaucoup d’ouvrages depuis mi-mai 2019 pour savoir comment me soigner, les médecins étant complètement désemparées face à ces nouvelles épidémies très occidentales. Diabète, hypertension, fybromialgie, stéatose hépatique, SII, rectolite hémorragique et j’en passe.

Une amie souffrant de son côté, d’intolérances à l’histamine et au lactose m’a conseillée dans un email très compatissant l’ouvrage de Dora Moutot. La bibliothèque José Cabanis de Toulouse, toujours au taquet de la nouveauté, l’avait bien évidemment dans son catalogue. Je les remercie.

J’ai commencé cet ouvrage et je ne lâchais jamais. Je l’ai emmené aux toilettes durant mes phases de constipation. Le témoignage est prenant.

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Polar Seltzer ou Comment Arrêter les Boissons Sucrées, Édulcorées et l’Alcool

Les libellules échouées sur ma toile savent que j’ai suivi un régime cétogène proche du Whole30 program durant un mois, que j’ai renouvelé l’expérience 3 fois courant 2019. Donc 3 mois en tout.

Les bénéfices niveau santé sont énormes. Je l’ai vu principalement sur ma peau, puis ma graisse dorsale et abdominale ont été dézinguée (Article complet à venir). Une silhouette affinée sans faire d’avantage de sport. Bien que nombre d’américaines prônent un meilleur sommeil, une digestion facilitée et une meilleur vitalité, je ne peux qu’adouber malgré l’absence de soucis de mon côté à ce niveau là.

Mes soucis récurrents touchaient une sphère beaucoup plus complexe. L’humeur. J’avais des sautes d’humeur fréquentes. Je n’étais pas lunatique mais j’étais carrément pas facile à vivre. J’avais des tendances tristoune à rendre les paroles de Mylène Farmer festives comme des blagues Carambar. Je broyais du noir blizzard. Il a fallu m’intéresser aux stories de Rachel Martino de plus près pour comprendre que mes intestins filaient un mauvais coton.

C’est à cette occasion que j’ai débuté le régime Cétogène à l’aide de ma Naturopathe Marie-Pierre Taurel. Les possibilités de menus m’ont parues limitées par une imagination défaillantes niveau créativité au fourneau. Mais c’était carrément faisable.

Elle m’autorisait 1 verre de vin rouge à raison de 2 fois par semaine. Je me suis abstenue, souhaitant mettre toutes les chances de mon côté. Pourquoi ?

Parce que mon corps s’acidifiait (notamment à cause du sucre). Avant de débuter le programme j’ai effectué un bilan sanguin complet. Il est fréquent d’être carencée en Electrolytes. Magnésium ou Bicarbonates. Moi le Magnésium ca allait, le Bicarbonate par contre…

J’ai donc carburé à la Badoit.

Rencard : Badoit.

Sortie entre copines : Badoit.

Dîner de réseautage : Badoit

Picnic au parc : Badoit.

Goûter ludique à l’Institut Goethe : Badoit.

Soirée romantique avec chérichou diner/film/parlote/sexe : Badoit.

J’ai tenté l’aventure Cétogène au pif, comme ça. Un pari qui s’est avéré gagnant. Je suis de bien meilleure humeur. Je souffrais d’une acné inflammatoire avec boutons rouges, chaud, douloureux autour de ma bouche sur le bas des joues. Je l’appelais ma barbe de boutons. Et ils disparaissent petit à petit.

J’agrémentais ma Badoit principalement avec du citron. A ce moment là, j’ai qué-blo, sur une story de Rachel Martino. Toujours elle. Et son verre de Polar Seltzer*. Elle buvait une sorte de Badoit mais en beaucoup plus fun. Et moi, je voulais boire quelque chose de plus fun que de la Badoit. De la Polar Seltzer. Je voulais de la Polar Seltzer. Au lieu de l’alcool, au lieu d’un jus de fruit, au lieu de la Volvic à l’asparthame, au lieu de la Badoit. L’entreprise n’a pas investit le marché français. Ce n’est qu’une question de temps et de packaging (en verre s’il vous plait).

Je suis depuis, de bien meilleure humeur et Alcohol free.

*C’est une entreprise familiale qui a été trainée au Tribunal par The Coca Cola Company, je trouve l’ensemble plutôt cool.

Ce blog post est bien évidemment non sponsorisé. 

Personne sans personne

J’admire les peuples avec une identité très forte. Des Irlandais du Nord au Toulousain, en passant par les Bretons, Massaï, Mélanisiens, descendants de Vikings et les mecs de la Butte Rouge à Chatenay-Malabry. Admirative, parce que moi je suis une personne sans personne, je compte pour du beurre.

Je fais partie de cette grosse masse flasque difforme informe aussi fantasmée que méprisée : les gens, les français, la moyenne, la chasse d’eau. Remplaçable, innommable, au suivant. Une sorte de boule comme ça. On ne sait trop quoi. Une voix dissonante qui ne revendique rien hormis du papier cul très doux accessible à tous les budgets, qui n’acquiert aucune légitimité, qui n’a jamais la parole et c’est très bien pensé de ne jamais rien nous demander. On subit tout. On mange des trucs de merde, on regarde des programmes de merde, on écoute de la musique de merde, on achète des trucs de merde. On fait des médisances de merde, pour employer mal notre temps. On nage dans de la merde. La médiocrité n’a jamais été aussi contente d’avoir un public aussi nombreux qui s’ignore.

En 2013, j’ai écrit une pièce de théâtre sur Greta Thunberg avant Greta Thunberg, de la montée en puissance médiatique de Pénélope Bagieu dans la sphère féministe et des Gilets Jaunes avant que tout cela n’arrive effectivement. 3 en 1 comme les bons vieux wash ‘n’ go. Comme un pot pourri de ce qui n’est pas encore arrivé. Appelez-moi Nostradamus ? Non. Mais faites-le, si cela vous chante. J’ai juste fait appel à l’imagination. Vous savez ce truc ? L’imagination. Qui se perd d’ailleurs. Qu’on commence à chercher. Bientôt on le cherchera désespérément, comme Suzanne*.

J’ai dû toucher réellement une ou deux personnes avec ce truc là. Mais c’était suffisant. Pour une fois de ma vie, j’eus une voix. Pourtant je n’étais pas sincère dans ma démarche. J’étais vaniteuse. Mon plus gros défaut. Que j’ai réussi à résorber en 6 ans. Mais j’ai eu une voix. J’ai écumé tous les théâtres parisiens avec mon projet, ils m’ont reçue intrigués, pensant dévisager une normalienne, une “SciencePoienne” que sais-je, devant eux. J’étais la crotte de nez qu’expulse la narine de Saint Germain des Prés. Le Directeur du Théâtre de Belleville m’a déclaré texto. “Je ne prendrai jamais le risque de produire une personne qui n’est personne”. Il avait scellé le sort de mes écrits comme une incantation prononcée qui libère un sortilège s’étalant sur 5 ans. In fine j’ai accepté un autre contrat théâtrale en forme de gouffre financier, que j’ai payé de ma vanité. Aujourd’hui je suis toujours une personne qui n’est personne mais qui a toujours autant d’imagination. A la prochaine merde.

P.S : Pardonnez le champs lexical des toilettes.

*Référence au film “Recherche désespérément Suzanne”, en actrice principale Madonna confirmera qu’elle restera une grande chanteuse.

 

 

Ma première Nuit de La Lecture

J’ai fêté des nuits blanches Montréalaises sous – 20°C, j’ai passé des soirées souterraines en pleine canicule et pour commencer 2020 j’ai parié sur les Nuits de La Lecture. Bonne année. Parce que je souhaite santé, lecture et écriture.

Des calories pour tenir la soirée 🙂

Parce que dehors ça s’agite, ca dépense, ça picole, et ça rigole pas toujours, j’ai profité de l’organisation aux petits oignons de cette nuit à la Bibliothèque du patrimoine de Toulouse. Ma première fois dans les lieux.

La nuit est belle, la Garonne brille

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Le blackface de fin d’année, un marronnier ?

Je suis une personne aussi peu experte qu’érudite donc je n’ai pas d’avis, j’ai carrément des théories.

Le blackface d’Antoine Griezmann en décembre 2017

J’ai une théorie sur le blackface : l’ennui et la tentative de distraction qui en découle mal.

J’ai eu une fréquentation, le genre de fréquentation que tu vois une fois, que tu ne vois pas une 2e fois et que tu ne revois plus, une fréquentation qui m’avouait être dépourvue (comme accessoire) d’amis noirs. Il faisait de la voile et occupait les fonctions d’ingénieur architecte mécanique il n’avait DONC pas d’amis noirs.

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Rattrapage – Sophie Divry “Quand le diable sortit de la salle de bain”.

J’ai vu passer “La condition Pavillonnaire” de Sophie Divry il y’a fort longtemps, sans l’ouvrir, sans l’acheter, sans plus tard y penser.

Puis j’ai visionné 4000 fois de manière obsessionnelle “La vie domestique” d’Isabelle Czajka, la fabuleuse réalisatrice “D’amour et d’eau fraîche”. 

Sophie Divry est revenue dans ma tête comme une chanson qu’on a pas écouté depuis longtemps qu’on aime pourtant, genre un vieux tube de Francoise Hardy et Alain Chamfort.

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Supermarket and shopping free #1

Sprawl II – Arcade Fire – Le clip vidéo

Journée où tu rêvasses et te maintiens en vie.

Alain Souchon a tellement tout raconté sur la mélodie de “Foule sentimentale” qu’il est difficile de chanter l’aliénation par la sur-consommation sans être un perroquet hirsute sans imagination en passe de finir empaillé.

french breakfast variante coffee orange juiceSans faire exprès, à l’insu de mon plein gré, j’ai constitué une salle de bain zéro déchet. Constitué de savons et d’ancien emballage en plastique comme container. Certains se sont moqués et un de mes rendez-vous galant s’est demandé avec quoi je me lavais. Le monde n’est pas près de changer. Ce savon de Du Monde de la Provence à l’odeur naturelle de lavande est très agréable en massage lent et appuyé.

6 mois que j’ai arrêté les aliments transformés, complètement. Le matin si le petit déjeuner fait défaut, selon les envies je fais une pâtisserie express, en écoutant de la musique. Des fois, j’improvise un jeûne séquentiel, sans manger j’alterne tisane et thé toute la journée jusqu’à 18h.

Le 25 décembre, c’était tarte à l’orange avec pâte chocolat noir coco.

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Passer les fêtes de fin d’année seule (Billet humour et véridique à 99,7%)

On arrive à la fin du calendrier grégorien et la 3e guerre mondiale n’a pas encore éclaté, je pense qu’effectivement il faut fêter la monotonie. Personne ne s’est désintégré comme nano-particules après pulsations radioactives. C’est triste selon certaines. La fête aurait pu être explosive. Donc en cette fin d’année le plus dur à affronter pour beaucoup d’occidentaux est la solitude. Comme beaucoup de gens je rêve de famille aimante sans problèmes juridico-financiers pour éclabousser les nappes au mousseux. Continue reading “Passer les fêtes de fin d’année seule (Billet humour et véridique à 99,7%)”

Ce qui m’a fait réfléchir ce mois-ci

Je n’envisage jamais l’oeuvre comme un divertissement pur et dur. Même le Père Castor. Surtout le Père Castor.  Heureusement, le dessin animé “Les animaux du bois de Catsou” existait, allégorie de parcours initiatique sur l’hostilité du monde post-moderne, dépeinte par une attachante troupe d’animaux expulsés de leur milieu naturel par la construction de routes et de monoculture par pesticides, dont la dénonciation cathartique d’une avancée sociale sans pitié fut l’écrasement de la maman hérisson sur le bord de l’A62. Refus catégorique en mode tolérance zéro, délit de solidarité de regarder la création sous le prisme de l’homme blanc hétérosexuel occidental, pourtant mon voisin de palier, j’ai bien exclu beaucoup de films de Tarantino, de création Canal +, de l’homme blanc trentenaire que c’est trop dur de ne pas mourir de faim j’ai plus à chasser pour ma survie donc je ne sais plus quoi faire de ma vie, donc beaucoup de comédies françaises auquel j’ai préféré la confection d’un moelleux au citron en écoutant France Bleu. Parce qu’ici, on est fun comme ça. A 5 ans déjà, J’allais inextricablement vers mon destin de femme célibataire, pas drôle, pas mère, pas shoppeuse, pas classe-moyenne, pas normale, même pas hipster, même pas je-travaille-dans-un-atelier, viens-on-recrée-le-bateau-lavoir-zarma-zarma-à-Issy-Les-Moulineaux. Pourtant, je ne demandais que ça.

Je n’arrive pas à aller voir un film pour me divertir. J’ai eu un moment pré-dépression et pré-burn-out qui m’a valu une rupture conventionnelle au début de l’année 2019 et c’était une période pas du tout bénite où je regardais “n’oubliez pas les paroles” tous les soirs. Fascinée par un jeune homme au tic d’épaule sarkozyste, qui avait imprimé dans son cerveau tout le répertoire de variété française, comme Google imprimait fastoche en scred tout le contenu Wikipédia sur ses pages. J’étais FA-SCI-NEE. Dès qu’il a perdu, j’ai arrêté ce programme. Seul moment de répit intellectuel cathodique depuis le sacre de Julien Doré au French Idol. Ca datait de plus d’une décennie. Donc Merci Nagui.

Ce manque de lâcher-prise m’a valu également un grand moment de solitude, lors d’une sortie entre amies. Parce que le principe d’une sortie entre amis, c’est d’être entre amis. Apparemment j’ai pas trop compris le concept. Tout le monde et quand je dis tout le monde c’est : les gens moins moi. Donc tout le monde voulait payer sa place pour voir “Le monde de Narnia”, et moi j’ai dit “no way”, “I ain’t paying for that shit”. Et j’ai payé pour aller voir “Munich” de Steven Spielberg. La susceptibilité des gens n’étant ô grand jamais ma préoccupation dernière ni ultime. Alors “Munich” pour la petite histoire ou plutôt la grande histoire, c’est le film de Steven Spielberg que tout le monde pense que Spielberg n’a pas fait. Hein. Les gens vont dire, j’aime Spielberg, E.T, les dents de la mer… Au mieux “La couleur pourpre” si tu parles à une femme noire qui se prend très au sérieux. Mais “Munich”… jamais de la vie. J’ai même eu droit à : Ah c’est un doc’ sur la capitale de l’Irlande ? Parce que y a des gens qui confondent Berlin(Dublin ?) avec Munich. Ne cherchez pas à comprendre. Mais peut-être pensent-ils à Limerick ? Qui n’est pas du tout la capitale de l’Irlande ni du Sud ni du Nord, mais de toute façon, ça m’étonnerait.

Ce long article finalement qui devait être court, vous entraîne re-finalement à l’indigestion qui vous attend durant les fêtes. Voici ce qui m’a fait réfléchir ce mois-ci.

Que pensaient tous ce petit bataillon de jeunes gens du mariage ? Pour une jeune femme des années 2000, le premier témoignage a été des plus troublants. Merci l’Ina.

Samantha Ravndahl est décidément une youtubeuse à part. Hier, aujourd’hui, et j’espère demain.

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Les “Je ne sais pas me vendre” anonymes

J’ai divorcé d’Instagram parce que chaque diapositive m’infligeait la sensation amer amande complète que j’avais justement complètement raté ma vie, j’ai développé le hoquet chelou de Sabine Azéma dans Tanguy qui est en fait une asystole auriculaire dû à l’excès d’anxiété mais j’en ai déjà parlé dans un post qui date de moins de 2 jours, non seulement je suis déprimante mais je radote plus vite que la réverbe sur les chansons d’Aya Nakamura.

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La femme au Profil Atypique doit-elle être bonne en Marketing ?

Parce que je ne minimise aucune souffrance, même pas celle de ne pas avoir internet durant 2 heures, je ne lèverai jamais les yeux sur les meurtrissures d’une apparence ressentie comme un incident de spéculum à la naissance. Cette chose, ce monstre d’anxiété, cette conviction d’être moins envisageable sexuellement que Frankenstein. JE CONNAIS.

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Candidose – Part 14 – Joyeux anniversaire

Le 1er juillet c’est mon anniversaire, le temps est magnifique, splendide comme les pyrénées visibles depuis la fenêtre tellement l’horizon est dégagé de nuages, de HLM, d’accordages France Telecom tellement Toulouse est une grande ville sans pollution, les cheminées crachent des papillons. C’est le moment idéal pour atterrir aux urgences. J’ai une diarrhée, j’ai mes règles et ma chatte sent le Nuoc-Nam, mon ventre s’est mis à parler. A parler réellement. Genre il a grogné et j’ai compris chaque syllabe, il réclamait à manger. Et moi j’ai rien fait. J’ai regardé mes fraises magnifiquement coupées et j’ai eu peur. “Et si c’était la candidose ?”. J’ai respiré profondément, puis fait un malaise. Trou noir.

Je me suis réveillée sur mon canapé. Je me suis levée. J’ai mangé mes fraises et j’ai pris un taxi pour les Urgences, habillée comme Olivia Palermo.

J’ai mal cependant, je ne suis pas “n’importe qui”, qui va mal.

Ma tension est à 15.3, debout. Tous mes muscles ont des spasmes. J’ai mal partout, même aux sourcils.

L’infirmière est aux petits soins. Autour de moi, un homme en pleine crise d’urticaire, un homme au genou broyé, une maman et sa fille de 5 ans fiévreuse, un homme en chaise roulante qui réclame des anti-douleurs. Il se plaint. “Si on donnait facilement des ordonnances de Tramadol aux Urgences, on verrait débarquer tous les toxico de Toulouse !”, répond le médecin. Et moi, c’est mon anniversaire. Donc il fait péter le Tramadol.

Des analyses sanguines et un deuxième évanouissement plus tard, les résultats tombent. “Vous allez bien”. Menteur ! Je décrypte les résultats seule. J’ai une hypoxie. “Qu’avez-vous fait ?”.

Ma réponse : “J’ai respiré”.

“Rentrez chez-vous, ça va bien”.

Je suis renvoyée chez moi… à pied.

Dans la rue, j’me fais draguer. “Tu ramasses les meufs à la sortie des Urgences ?”

“Oui…”

“Une combine avec les assurances-vie du Crédit Lyonnais ?”

“Cette fille est folle”.

“Effectivement”.

Je me couche, il est 17h.

Joyeux anniversaire Sarah.

 

Billet humeur éco – low

Cher lecteur unique, singulier par ta présence ici. Lecteur unique dans ce désert aride qu’est mon blog craquelé comme des lèvres gercées, avec ce sable envahissant que sont mes mots. Solo que tu es, as-tu l’impression d’être en tête à tête avec moi ? Sortons les chandelles, le porte-jarretelles et le chandelier polonais de mauvais goût.

As-tu cette inextricable impression en allumant ton poste de télévision que tout le monde est devenu vertueux ?

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Le Top 10 – Comment remédier au peu d’estime de soi

Pas avec un selfie en tout cas sinon ça se saurait

Chose promise chose due, je reviens tambour battant, encore plus prévisible que le dénouement d’une comédie romantique sur la Saint Valentin ou la fête de la marmotte.

Des réponses bateaux t’en veux, des réponses bateaux, y’a pas.

Désolée, erreur 404 page n’importe quoi.

Je suis aussi inefficace qu’un livre de développement personnel en tête de gondole à la Fnac, mais au moins, parce que, mais au moins.

J’ai trouvé quelque chose 

Bref, j’ai étudié à ma façon les systèmes non onéreux de retrouvailles d’estime de soi. Il faut aller à la pêche sous glace, pas le sport québécois mais plutôt le bac 10m3 de glaces congélo fouillis de chez Auchan Vélizy 2. A la recherche du PARFUM que JE VEUX, je crie “On VAINCRA !”. Et la victoire n’est jamais loin.

J’ai rattrapé une pâte à crêpe

Les requêtes Google n’auraient d’utilité que de faire bader un chercheur au CNRS. Pour ma part, j’ai découvert qu’éviter Google pour résoudre un soucis me permettait de m’accomplir en tant qu’être humain non-augmenté. J’ai fait appel à autre chose : mon intuition (cette pâte à crêpe est rattrapable), mon expérience (normalement elle devrait être moins liquide), la déduction (j’ai mis trop de sucre), l’action concrète (rajouter de l’eau et de la farine pour diluer le sucre et épaissir la pâte). Totale réussite. J’étais fière comme un pinson.

J’ai mis des post-it partout

Concrètement, le mur face canapé est full. Je m’auto-motive en rose fushia, jaune gilet-jaune, vert petits hommes verts, à coups de leitmotiv très encourageants : “C’est pas vrai, t’es pas conne”, “si c’est pas ça ta destinée c’est autre chose”, “tu peux le faire, lève-toi tôt”, “joue pas, joue pas comme ça tu vois l’amour ça ne plaisante pas”.

J’ai identifié une qualité chez un homme

J’ai identifié enfin les hommes qui me font craquer. les hommes qui parlent trop, qui parlent de beaucoup de choses différentes, il y a pas de début pas de fin, tu te demandes où se trouve le milieu tellement tu t’es noyée entre le 11e et 47e paragraphe.

J’ai parlé à un inconnu qui m’a pas pris pour une ouf, qui pique le portefeuille et crache dans les cheveux.

C’est une victoire, d’avoir avec un individu qui ignore tout de notre période de chômage, une discussion d’égal à égal complètement désintéressée d’1 minute 26.

J’ai appris une langue pour le plaisir de ne pas me faire chier

Au lieu de fantasmer sur ces femmes qui rabrouent séance tenante, dans un russe fluide et parfait, les journalistes trop curieux questionnant la couleur de leur slip tanga et est-ce que Justin Timberlake l’a humée comme une soupe carotte-gingembre.

J’ai évité les livres de développement personnel

Le prêt à penser c’est pour les hommelettes et les femmelettes. Faut morfler. Ca fait du mal là où ça fait mal. Pas de repli sur soi, allons au front, on s’ouvre au monde comme une pâquerette.

J’ai pris soin de ma peau

Pas de palette Urban Decay qui finira sur du papier Canson. J’ai réellement pris soin de ma peau. J’ai acheté des huiles végétales Aroma Zone qui sentent la poubelle de toilettes les jours de règles, ca ravive le teint.

J’ai appris des autres 

On reconnait une femme en mal d’amour, parce qu’elle espère ? Quoi ? Bonne question. Un deuxième bing bang sûrement. Ca touche ses cheveux, ca touche son cou, ca adopte le regard d’attente de salles d’attente. Quand la vie est trop rude, je tape maman koala et son bébé sur bing, tant de mignonerie, me redonne une certaine cohérence cardiaque. Je révoque mes idées d’envies d’amour des cartes postales. Car l’amour le vrai, il est partout.