“Arrêtez de gaspiller !” Ou comment j’ai commencé à faire les poubelles.

Il y a 10 ans, je regardais un reportage sur France télévisions à propos de la vie New-yorkaise. Les caméras suivaient une squad d’habitants motivés et chevronnés affublés du sobriquet “hipster”, en train de fouiller les poubelles. C’était il y a une décennie, le reportage mettait bien en évidence l’ulcération de jeunes gens sincères contre l’hérésie du gaspillage à grande échelle.

Trouvaille gratos en fin de marché bio et un os à moelle du boucher de mon quartier parfait pour un bouillon.
revalorisée en tarte poire roquefort vert de poireau
Pomme de terre Roseval récupérée à l’ail
Pommes très fatiguées récupérées à la fin des marchés…
…utilisées en gâteaux aux pommes sans gluten (farine de maïs et châtaigne)

Ils se nourrissaient quotidiennement essentiellement de ce qu’ils trouvaient dans les poubelles de la grosse pomme. Et il y avait de quoi faire. Ils ne revendiquaient aucun concept, ni même une bonne action, n’en faisait pas un business, il n’y avait aucune logique de rentabilité, seule la nécessité vitale de se nourrir et l’incompréhension face à un non-sens total reflet d’une injustice sociale : jeter la nourriture. Point barre.

Et puis l’anti-gaspillage aujourd’hui est devenu une possibilité envisageable. De petites poignées de belles âmes françaises réalisent que les mamans avaient raison. Elles avaient tous les droits d’houspiller comme des poules quand on peinait à finir nos assiettes, quand on se servait trop avec une pelle à jardin, quand on avait les yeux plus gros que le bidon. Les maman savaient. Mais voilà, les scénarisations publicitaires du désir d’abondance sont passées par là.

Et pour pouvoir jeter, et accessoirement acheter beaucoup, il fallait se voir, avant tout, comme privilégié, avoir des thunes, une position sociale enviable. Voilà. Consommer énormément et pouvoir jeter, racheter, consommer et ainsi de suite, c’est être beau et riche.

C’est une idée tout à fait actuelle et personnellement elle ne me convint pas.

Je n’affectionne pas plus le gaspillage que les entreprises qui font d’une “consommation rationalisée” un concept.

J’achetais auparavant les produits “sains et saufs” dont le business plan est de revaloriser en soupe, jus et confitures les produits destinés à la casse. Entreprise qui finalement adoptaient des prix prohibitifs. Peu de gens étaient preneurs. Moi, en tout cas, j’ai jeté l’éponge. En me rendant quotidiennement au Carrefour et après discussion avec le chef de rayon, il avouait les foutre à la poubelle, car personne n’achetaient. Certains produits “sains et saufs” mais périmés depuis des jours restaient même en rayon. Comble de l’ironie pour une marque dont le concept même est l’anti-gaspillage.

Et puis il y a eu ces épisodes à Exki où j’ai passé pour une “crevarde” aux yeux des employés. J’avais réclamé l’intégralité du smoothie que j’avais acheté mais qui ne passait pas dans mon gobelet et qu’à mon grand regret vu disparaitre au fond de leur évier avec un petit rictus du serveur sur les lèvres en prime. Puis ce deuxième épisode plus humiliant où j’ai demandé gratos un invendu que la responsable allait jeter (la part de cake chocolat en morceaux avait était réduit en “bouilli” par un précédent client). La responsable m’a dit. “Je peux pas la vendre mais je vais pas la donner !”

J’ai donc décidé de me servir moi-même comme ces New-yorkais. Comme dit ma mère. (Ah toujours les mères) Nous ne sommes jamais aussi bien servis que par nous-même.

Au lieu de payer à prix inabordables des produits revalorisés, j’ai court-circuité les pro du greenwashing en effectuant les tournées des poubelles. Oui vous m’avez bien entendue ou plutôt lue. Je ramasse vos rebus et je les mets dans mon four.

J’en suis consciente pour cette logistique il faut du temps, et vivre à proximité d’un marché bio, se dégager encore plus de temps pour cuisiner des choses qui nous plaisent et cela n’est pas chose aisée.

marc-de-cafe-transformé-en-gommage2
Marc de café sur ma gueule en guise de gommage

Aidée par des éboueurs compatissants qui dégagent pour moi les cartons, des acolytes espagnols altermondialistes solidaires. On s’entraident, on se donne des bonnes pistes, on se refile nos trouvailles. On fait les poubelles ensemble. Je ne dis pas que c’est une activité fun, cependant il y a un réel “plaisir” à trouver “tiens du chou rouge”, “oh une feuille de blette”. C’est comme une pêche à la ligne, on réactive son instinct. Je ne saurais l’expliquer c’est plus grisant que le supermarché sous les néons et la musique pop.

Le Restaurant Le May Toulouse… Toujours

A Paris y’en a 100, mais à Toulouse c’est différent. Il y a deux restaurants que tout le monde connait. Que beaucoup se disputent. Pour une table notamment. Des valeurs sûres connues de tous les toulousains. C’est le bon vieux restaurant des années étudiantes, qu’on re-fréquente de temps en temps, étant plus vieux. Le May Toulouse et La Gouaille, dont je parlerais ultérieurement.

La cuisine est simple, très abordable, sans chichis, avec des bons produits, l’ambiance est là, que demande le peuple.

Le May Toulouse, j’y suis allée trois fois dans l’année, c’est pas mal, sans devenir “une habitude”.

J’aime la simplicité des plats comme si j’allais déjeuner chez ma tante, les remarques sur ma coiffure et mon célibat en moins. Des pommes de terre fumantes au beurre et une dorade grillée en plus. Dans mon estomac.

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Bapz – Un mix très anglais

Pour travailler sur mes écrits, j’optais pour un endroit très fréquenté. J’espérais ainsi attraper quelques bribes de conversation qui exciterait mon imagination.

Une fois n’est pas coutume Google me sert de chaudron magique. Mots clés : Café + déjeuner + manger solo + Toulouse. Bingo. Un certain Bapz arrive à moi. Comme envoûtée par les avis dithyrambiques et les visuel de déco kitsch, je zyeutais l’emplacement des tables parfait pour manger seule sans attirer de pitié.

J’arrive à l’ouverture. Place assise directe garantie. A 12:00 j’ai les crocs, n’avalant qu’un café extrait de ma bodum avant de tester un établissement.

J’ai faim mais je suis une fille raisonnable. Leaule. Je commande une salade. Le staff au petit soin, très souriant me sert une généreuse salade garnie, vraiment à l’anglaise.

Je n’avais rien manger de telle. Un mélange de fruits, de salade et de cheddar. Pourquoi pas. Avec un gros scone au milieu. Le tout servi avec deux grosses tranches de brioche très moelleuse. En fait la salade n’est pas du tout raisonnable.

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Témoignage : il Voulait une Poupée Neuve

Son silence a beaucoup parlé.

Moi, au bout du fil. Lui, scotché à son combiné.

– Voilà. Je m’appelle Sarah. J’ai 30 ans. J’ai fait un bilan médical à la CPAM et j’ai l’ouïe d’une femme de 55 ans.

Silence.

– Le médecin m’a pressée de déménager à la campagne.

Silence.

–  Je brûle pour ce retour à la nature qui respecte ma nature. Mais le travail ? Déménager ou ? Et surtout Comment ? Ou trouver des cartons ? C’est pas gratuit.

Silence

– Je resterai en ville. Un trémolo dans la voix, j’expulse la phrase préférée de la résignation précaire suprême : Je n’ai pas le choix.

Silence.

– Le médecin me gronde en répondant tout de go, pour votre santé vous aurez le choix.

Silence.

– Tu voulais une poupée neuve. C’est râpé. J’ai servi. Beaucoup servi.

Il rigole. Il rigole à gorge déployé le bougre.

– Je suis d’occas’ mais pas une occasion. J’ai des croûtes comme un tableau et mes fêlures c’est du grand art. J’ai vécu. J’ai du vécu. J’ai des choses à raconter, j’ai des choses à dire. J’ai des histoires.

Silence.

– Nulle femme n’est cassée au même endroit, ou du moins pas de la même manière. Je veux partager mes fêlures les mixer aux tiennes. Touiller tout ça.

– J’aurais des questions à te poser…

– Oui ?

Silence.

– Une question ?

Silence.

Il voulait une poupée neuve et je suis une poupée cassée qui lui a raccroché au nez.

“A Fleur de Pet” de Dora Moutot

Je souffre d’une candidose intestinale chronique. C’est une nouvelle maladie complétant le jeu des 7 familles des déséquilibres dus au mode de vie. “A Fleur de pet” c’est donc l’histoire d’une malade de l’intestin avant-gardiste comme moi. Bienvenue dans le quotidien de Dora Moutot. Bienvenue dans ses pets et son caca. Rien que ça.

J’ai écumé beaucoup d’ouvrages depuis mi-mai 2019 pour savoir comment me soigner, les médecins étant complètement désemparées face à ces nouvelles épidémies très occidentales. Diabète, hypertension, fybromialgie, stéatose hépatique, SII, rectolite hémorragique et j’en passe.

Une amie souffrant de son côté, d’intolérances à l’histamine et au lactose m’a conseillée dans un email très compatissant l’ouvrage de Dora Moutot. La bibliothèque José Cabanis de Toulouse, toujours au taquet de la nouveauté, l’avait bien évidemment dans son catalogue. Je les remercie.

J’ai commencé cet ouvrage et je ne lâchais jamais. Je l’ai emmené aux toilettes durant mes phases de constipation. Le témoignage est prenant.

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Polar Seltzer ou Comment Arrêter les Boissons Sucrées, Édulcorées et l’Alcool

Les libellules échouées sur ma toile savent que j’ai suivi un régime cétogène proche du Whole30 program durant un mois, que j’ai renouvelé l’expérience 3 fois courant 2019. Donc 3 mois en tout.

Les bénéfices niveau santé sont énormes. Je l’ai vu principalement sur ma peau, puis ma graisse dorsale et abdominale ont été dézinguée (Article complet à venir). Une silhouette affinée sans faire d’avantage de sport. Bien que nombre d’américaines prônent un meilleur sommeil, une digestion facilitée et une meilleur vitalité, je ne peux qu’adouber malgré l’absence de soucis de mon côté à ce niveau là.

Mes soucis récurrents touchaient une sphère beaucoup plus complexe. L’humeur. J’avais des sautes d’humeur fréquentes. Je n’étais pas lunatique mais j’étais carrément pas facile à vivre. J’avais des tendances tristoune à rendre les paroles de Mylène Farmer festives comme des blagues Carambar. Je broyais du noir blizzard. Il a fallu m’intéresser aux stories de Rachel Martino de plus près pour comprendre que mes intestins filaient un mauvais coton.

C’est à cette occasion que j’ai débuté le régime Cétogène à l’aide de ma Naturopathe Marie-Pierre Taurel. Les possibilités de menus m’ont parues limitées par une imagination défaillantes niveau créativité au fourneau. Mais c’était carrément faisable.

Elle m’autorisait 1 verre de vin rouge à raison de 2 fois par semaine. Je me suis abstenue, souhaitant mettre toutes les chances de mon côté. Pourquoi ?

Parce que mon corps s’acidifiait (notamment à cause du sucre). Avant de débuter le programme j’ai effectué un bilan sanguin complet. Il est fréquent d’être carencée en Electrolytes. Magnésium ou Bicarbonates. Moi le Magnésium ca allait, le Bicarbonate par contre…

J’ai donc carburé à la Badoit.

Rencard : Badoit.

Sortie entre copines : Badoit.

Dîner de réseautage : Badoit

Picnic au parc : Badoit.

Goûter ludique à l’Institut Goethe : Badoit.

Soirée romantique avec chérichou diner/film/parlote/sexe : Badoit.

J’ai tenté l’aventure Cétogène au pif, comme ça. Un pari qui s’est avéré gagnant. Je suis de bien meilleure humeur. Je souffrais d’une acné inflammatoire avec boutons rouges, chaud, douloureux autour de ma bouche sur le bas des joues. Je l’appelais ma barbe de boutons. Et ils disparaissent petit à petit.

J’agrémentais ma Badoit principalement avec du citron. A ce moment là, j’ai qué-blo, sur une story de Rachel Martino. Toujours elle. Et son verre de Polar Seltzer*. Elle buvait une sorte de Badoit mais en beaucoup plus fun. Et moi, je voulais boire quelque chose de plus fun que de la Badoit. De la Polar Seltzer. Je voulais de la Polar Seltzer. Au lieu de l’alcool, au lieu d’un jus de fruit, au lieu de la Volvic à l’asparthame, au lieu de la Badoit. L’entreprise n’a pas investit le marché français. Ce n’est qu’une question de temps et de packaging (en verre s’il vous plait).

Je suis depuis, de bien meilleure humeur et Alcohol free.

*C’est une entreprise familiale qui a été trainée au Tribunal par The Coca Cola Company, je trouve l’ensemble plutôt cool.

Ce blog post est bien évidemment non sponsorisé. 

Personne sans personne

J’admire les peuples avec une identité très forte. Des Irlandais du Nord au Toulousain, en passant par les Bretons, Massaï, Mélanisiens, descendants de Vikings et les mecs de la Butte Rouge à Chatenay-Malabry. Admirative, parce que moi je suis une personne sans personne, je compte pour du beurre.

Je fais partie de cette grosse masse flasque difforme informe aussi fantasmée que méprisée : les gens, les français, la moyenne, la chasse d’eau. Remplaçable, innommable, au suivant. Une sorte de boule comme ça. On ne sait trop quoi. Une voix dissonante qui ne revendique rien hormis du papier cul très doux accessible à tous les budgets, qui n’acquiert aucune légitimité, qui n’a jamais la parole et c’est très bien pensé de ne jamais rien nous demander. On subit tout. On mange des trucs de merde, on regarde des programmes de merde, on écoute de la musique de merde, on achète des trucs de merde. On fait des médisances de merde, pour employer mal notre temps. On nage dans de la merde. La médiocrité n’a jamais été aussi contente d’avoir un public aussi nombreux qui s’ignore.

En 2013, j’ai écrit une pièce de théâtre sur Greta Thunberg avant Greta Thunberg, de la montée en puissance médiatique de Pénélope Bagieu dans la sphère féministe et des Gilets Jaunes avant que tout cela n’arrive effectivement. 3 en 1 comme les bons vieux wash ‘n’ go. Comme un pot pourri de ce qui n’est pas encore arrivé. Appelez-moi Nostradamus ? Non. Mais faites-le, si cela vous chante. J’ai juste fait appel à l’imagination. Vous savez ce truc ? L’imagination. Qui se perd d’ailleurs. Qu’on commence à chercher. Bientôt on le cherchera désespérément, comme Suzanne*.

J’ai dû toucher réellement une ou deux personnes avec ce truc là. Mais c’était suffisant. Pour une fois de ma vie, j’eus une voix. Pourtant je n’étais pas sincère dans ma démarche. J’étais vaniteuse. Mon plus gros défaut. Que j’ai réussi à résorber en 6 ans. Mais j’ai eu une voix. J’ai écumé tous les théâtres parisiens avec mon projet, ils m’ont reçue intrigués, pensant dévisager une normalienne, une “SciencePoienne” que sais-je, devant eux. J’étais la crotte de nez qu’expulse la narine de Saint Germain des Prés. Le Directeur du Théâtre de Belleville m’a déclaré texto. “Je ne prendrai jamais le risque de produire une personne qui n’est personne”. Il avait scellé le sort de mes écrits comme une incantation prononcée qui libère un sortilège s’étalant sur 5 ans. In fine j’ai accepté un autre contrat théâtrale en forme de gouffre financier, que j’ai payé de ma vanité. Aujourd’hui je suis toujours une personne qui n’est personne mais qui a toujours autant d’imagination. A la prochaine merde.

P.S : Pardonnez le champs lexical des toilettes.

*Référence au film “Recherche désespérément Suzanne”, en actrice principale Madonna confirmera qu’elle restera une grande chanteuse.

 

 

Ma première Nuit de La Lecture

J’ai fêté des nuits blanches Montréalaises sous – 20°C, j’ai passé des soirées souterraines en pleine canicule et pour commencer 2020 j’ai parié sur les Nuits de La Lecture. Bonne année. Parce que je souhaite santé, lecture et écriture.

Des calories pour tenir la soirée 🙂

Parce que dehors ça s’agite, ca dépense, ça picole, et ça rigole pas toujours, j’ai profité de l’organisation aux petits oignons de cette nuit à la Bibliothèque du patrimoine de Toulouse. Ma première fois dans les lieux.

La nuit est belle, la Garonne brille

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Le blackface de fin d’année, un marronnier ?

Je suis une personne aussi peu experte qu’érudite donc je n’ai pas d’avis, j’ai carrément des théories.

Le blackface d’Antoine Griezmann en décembre 2017

J’ai une théorie sur le blackface : l’ennui et la tentative de distraction qui en découle mal.

J’ai eu une fréquentation, le genre de fréquentation que tu vois une fois, que tu ne vois pas une 2e fois et que tu ne revois plus, une fréquentation qui m’avouait être dépourvue (comme accessoire) d’amis noirs. Il faisait de la voile et occupait les fonctions d’ingénieur architecte mécanique il n’avait DONC pas d’amis noirs.

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Rattrapage – Sophie Divry “Quand le diable sortit de la salle de bain”.

J’ai vu passer “La condition Pavillonnaire” de Sophie Divry il y’a fort longtemps, sans l’ouvrir, sans l’acheter, sans plus tard y penser.

Puis j’ai visionné 4000 fois de manière obsessionnelle “La vie domestique” d’Isabelle Czajka, la fabuleuse réalisatrice “D’amour et d’eau fraîche”. 

Sophie Divry est revenue dans ma tête comme une chanson qu’on a pas écouté depuis longtemps qu’on aime pourtant, genre un vieux tube de Francoise Hardy et Alain Chamfort.

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Supermarket and shopping free #1

Sprawl II – Arcade Fire – Le clip vidéo

Journée où tu rêvasses et te maintiens en vie.

Alain Souchon a tellement tout raconté sur la mélodie de “Foule sentimentale” qu’il est difficile de chanter l’aliénation par la sur-consommation sans être un perroquet hirsute sans imagination en passe de finir empaillé.

french breakfast variante coffee orange juiceSans faire exprès, à l’insu de mon plein gré, j’ai constitué une salle de bain zéro déchet. Constitué de savons et d’ancien emballage en plastique comme container. Certains se sont moqués et un de mes rendez-vous galant s’est demandé avec quoi je me lavais. Le monde n’est pas près de changer. Ce savon de Du Monde de la Provence à l’odeur naturelle de lavande est très agréable en massage lent et appuyé.

6 mois que j’ai arrêté les aliments transformés, complètement. Le matin si le petit déjeuner fait défaut, selon les envies je fais une pâtisserie express, en écoutant de la musique. Des fois, j’improvise un jeûne séquentiel, sans manger j’alterne tisane et thé toute la journée jusqu’à 18h.

Le 25 décembre, c’était tarte à l’orange avec pâte chocolat noir coco.

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Passer les fêtes de fin d’année seule (Billet humour et véridique à 99,7%)

On arrive à la fin du calendrier grégorien et la 3e guerre mondiale n’a pas encore éclaté, je pense qu’effectivement il faut fêter la monotonie. Personne ne s’est désintégré comme nano-particules après pulsations radioactives. C’est triste selon certaines. La fête aurait pu être explosive. Donc en cette fin d’année le plus dur à affronter pour beaucoup d’occidentaux est la solitude. Comme beaucoup de gens je rêve de famille aimante sans problèmes juridico-financiers pour éclabousser les nappes au mousseux. Continue reading “Passer les fêtes de fin d’année seule (Billet humour et véridique à 99,7%)”

Ce qui m’a fait réfléchir ce mois-ci

Je n’envisage jamais l’oeuvre comme un divertissement pur et dur. Même le Père Castor. Surtout le Père Castor.  Heureusement, le dessin animé “Les animaux du bois de Catsou” existait, allégorie de parcours initiatique sur l’hostilité du monde post-moderne, dépeinte par une attachante troupe d’animaux expulsés de leur milieu naturel par la construction de routes et de monoculture par pesticides, dont la dénonciation cathartique d’une avancée sociale sans pitié fut l’écrasement de la maman hérisson sur le bord de l’A62. Refus catégorique en mode tolérance zéro, délit de solidarité de regarder la création sous le prisme de l’homme blanc hétérosexuel occidental, pourtant mon voisin de palier, j’ai bien exclu beaucoup de films de Tarantino, de création Canal +, de l’homme blanc trentenaire que c’est trop dur de ne pas mourir de faim j’ai plus à chasser pour ma survie donc je ne sais plus quoi faire de ma vie, donc beaucoup de comédies françaises auquel j’ai préféré la confection d’un moelleux au citron en écoutant France Bleu. Parce qu’ici, on est fun comme ça. A 5 ans déjà, J’allais inextricablement vers mon destin de femme célibataire, pas drôle, pas mère, pas shoppeuse, pas classe-moyenne, pas normale, même pas hipster, même pas je-travaille-dans-un-atelier, viens-on-recrée-le-bateau-lavoir-zarma-zarma-à-Issy-Les-Moulineaux. Pourtant, je ne demandais que ça.

Je n’arrive pas à aller voir un film pour me divertir. J’ai eu un moment pré-dépression et pré-burn-out qui m’a valu une rupture conventionnelle au début de l’année 2019 et c’était une période pas du tout bénite où je regardais “n’oubliez pas les paroles” tous les soirs. Fascinée par un jeune homme au tic d’épaule sarkozyste, qui avait imprimé dans son cerveau tout le répertoire de variété française, comme Google imprimait fastoche en scred tout le contenu Wikipédia sur ses pages. J’étais FA-SCI-NEE. Dès qu’il a perdu, j’ai arrêté ce programme. Seul moment de répit intellectuel cathodique depuis le sacre de Julien Doré au French Idol. Ca datait de plus d’une décennie. Donc Merci Nagui.

Ce manque de lâcher-prise m’a valu également un grand moment de solitude, lors d’une sortie entre amies. Parce que le principe d’une sortie entre amis, c’est d’être entre amis. Apparemment j’ai pas trop compris le concept. Tout le monde et quand je dis tout le monde c’est : les gens moins moi. Donc tout le monde voulait payer sa place pour voir “Le monde de Narnia”, et moi j’ai dit “no way”, “I ain’t paying for that shit”. Et j’ai payé pour aller voir “Munich” de Steven Spielberg. La susceptibilité des gens n’étant ô grand jamais ma préoccupation dernière ni ultime. Alors “Munich” pour la petite histoire ou plutôt la grande histoire, c’est le film de Steven Spielberg que tout le monde pense que Spielberg n’a pas fait. Hein. Les gens vont dire, j’aime Spielberg, E.T, les dents de la mer… Au mieux “La couleur pourpre” si tu parles à une femme noire qui se prend très au sérieux. Mais “Munich”… jamais de la vie. J’ai même eu droit à : Ah c’est un doc’ sur la capitale de l’Irlande ? Parce que y a des gens qui confondent Berlin(Dublin ?) avec Munich. Ne cherchez pas à comprendre. Mais peut-être pensent-ils à Limerick ? Qui n’est pas du tout la capitale de l’Irlande ni du Sud ni du Nord, mais de toute façon, ça m’étonnerait.

Ce long article finalement qui devait être court, vous entraîne re-finalement à l’indigestion qui vous attend durant les fêtes. Voici ce qui m’a fait réfléchir ce mois-ci.

Que pensaient tous ce petit bataillon de jeunes gens du mariage ? Pour une jeune femme des années 2000, le premier témoignage a été des plus troublants. Merci l’Ina.

Samantha Ravndahl est décidément une youtubeuse à part. Hier, aujourd’hui, et j’espère demain.

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Les “Je ne sais pas me vendre” anonymes

J’ai divorcé d’Instagram parce que chaque diapositive m’infligeait la sensation amer amande complète que j’avais justement complètement raté ma vie, j’ai développé le hoquet chelou de Sabine Azéma dans Tanguy qui est en fait une asystole auriculaire dû à l’excès d’anxiété mais j’en ai déjà parlé dans un post qui date de moins de 2 jours, non seulement je suis déprimante mais je radote plus vite que la réverbe sur les chansons d’Aya Nakamura.

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La femme au Profil Atypique doit-elle être bonne en Marketing ?

Parce que je ne minimise aucune souffrance, même pas celle de ne pas avoir internet durant 2 heures, je ne lèverai jamais les yeux sur les meurtrissures d’une apparence ressentie comme un incident de spéculum à la naissance. Cette chose, ce monstre d’anxiété, cette conviction d’être moins envisageable sexuellement que Frankenstein. JE CONNAIS.

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Candidose – Part 14 – Joyeux anniversaire

Le 1er juillet c’est mon anniversaire, le temps est magnifique, splendide comme les pyrénées visibles depuis la fenêtre tellement l’horizon est dégagé de nuages, de HLM, d’accordages France Telecom tellement Toulouse est une grande ville sans pollution, les cheminées crachent des papillons. C’est le moment idéal pour atterrir aux urgences. J’ai une diarrhée, j’ai mes règles et ma chatte sent le Nuoc-Nam, mon ventre s’est mis à parler. A parler réellement. Genre il a grogné et j’ai compris chaque syllabe, il réclamait à manger. Et moi j’ai rien fait. J’ai regardé mes fraises magnifiquement coupées et j’ai eu peur. “Et si c’était la candidose ?”. J’ai respiré profondément, puis fait un malaise. Trou noir.

Je me suis réveillée sur mon canapé. Je me suis levée. J’ai mangé mes fraises et j’ai pris un taxi pour les Urgences, habillée comme Olivia Palermo.

J’ai mal cependant, je ne suis pas “n’importe qui”, qui va mal.

Ma tension est à 15.3, debout. Tous mes muscles ont des spasmes. J’ai mal partout, même aux sourcils.

L’infirmière est aux petits soins. Autour de moi, un homme en pleine crise d’urticaire, un homme au genou broyé, une maman et sa fille de 5 ans fiévreuse, un homme en chaise roulante qui réclame des anti-douleurs. Il se plaint. “Si on donnait facilement des ordonnances de Tramadol aux Urgences, on verrait débarquer tous les toxico de Toulouse !”, répond le médecin. Et moi, c’est mon anniversaire. Donc il fait péter le Tramadol.

Des analyses sanguines et un deuxième évanouissement plus tard, les résultats tombent. “Vous allez bien”. Menteur ! Je décrypte les résultats seule. J’ai une hypoxie. “Qu’avez-vous fait ?”.

Ma réponse : “J’ai respiré”.

“Rentrez chez-vous, ça va bien”.

Je suis renvoyée chez moi… à pied.

Dans la rue, j’me fais draguer. “Tu ramasses les meufs à la sortie des Urgences ?”

“Oui…”

“Une combine avec les assurances-vie du Crédit Lyonnais ?”

“Cette fille est folle”.

“Effectivement”.

Je me couche, il est 17h.

Joyeux anniversaire Sarah.

 

Billet humeur éco – low

Cher lecteur unique, singulier par ta présence ici. Lecteur unique dans ce désert aride qu’est mon blog craquelé comme des lèvres gercées, avec ce sable envahissant que sont mes mots. Solo que tu es, as-tu l’impression d’être en tête à tête avec moi ? Sortons les chandelles, le porte-jarretelles et le chandelier polonais de mauvais goût.

As-tu cette inextricable impression en allumant ton poste de télévision que tout le monde est devenu vertueux ?

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Les meilleurs crèmes Vitamine C au banc d’essai

A chaque période sa tendance et ses utilitiés. Cette année, on va se supplémenter en vitamine C.

Après les lotions au AHA du début des années 2000, les toniques à base d’acide glycolique et salicyliques de la décennie passée, puis les masques au charbon le best seller toute marque confondue de ces 5 dernières années, place aux crèmes à base de vitamine C stabilisée !

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Et sinon Mademoiselle, vous n’êtes PAS OBLIGEE d’acheter quoi que ce soit.

Le temps était clément. Cueillir les dernières mûres de ronces de l’année s’imposait.

J’ai parcouru 2,5km avant d’arriver devant les premiers fruits.

Il restait quelques dernières guerrières, le reste avait pourri, faute de cueilleurs.

Car mesdames messieurs il s’agit bien de nourriture gratuite avec laquelle vous pouvez faire de délicieux brownies aux fruits rouges fondants et croustillants, comme ceux que j’ai fait en une heure et mangé en une nano-seconde :

Sachez qu’en lisière de forêt, les gens passent  à vélo à toute allure mais ne s’attardent pas du tout, mais alors pas du tout, sur la nature environnante.

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Manger Juste par Sabine Mazloum

Ce livre m’a littéralement sauvé la vie.

Sauver la vie comme j’attrape ton col claudine in extremis te sauvant d’une chute dans la Garonne à cause d’un selfie trop près du bord.

Je ne savais plus quoi manger, quand manger, comment manger, à peu près tout type de nourriture. Je ne connaissais plus les bénéfices, ou ce qui potentiellement pouvait me sacrifier sur l’autel de la plaque à induction.

courtesy of Larousse Manger Juste ©

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La mono boucle

J’étais à Paris. J’avais rendez-vous près de la Butte Montmartre Rue Caulaincourt au “Café qui parle”. Mon amie remarquait une boucle d’oreille manquante à mon oreille gauche. “De toute façon c’est pas grave, ca fait stylé” dit-elle.

“Stylé, adopté”. J’ai retrouvé la boucle d’oreille manquante cachée dans la fente d’un manteau.  Je ne l’aie jamais raccrochée à l’oreille.

Caroline Diament qui porte bien la prononciation de son nom dans l’émission télévisuelle : “Je t’aime etc” diffusée sur France 2

Je n’étais pas sûr de mon choix mais finalement

  • Aucune personne n’ a crié “où est donc passé l’autre boucle ?”
  • Et c’est maintenant tamponné “Vu à la télé”.

 

Candidose part 13 – Salades et taboulé de l’été

Ma peau se porte bien, mon anus ne joue plus de la trompette & l’homme à la cocaïne s’est transformée en diététicienne. Comme il faisait très beau dehors, nous ne sommes pas du tout sortis. J’ai bu trois cafés, il est parti chez le médecin. J’ai regardé la télé, il a fait les courses. Je suis sur mon téléphone, il fait à manger. Menu alléchant. Du taboulé avec salade romaine, suivi de pâtes aux oignons, dessert de fraises et pêches de vigne. Je n’en demandais pas tant. Un cocktail de vitamines C et du groupe B.

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Menu : “j’peux pas me permettre de tomber malade”

Je suis arrivée à la médiathèque avec un ticket de caisse à la main. Un document qui témoignait de l’achat d’un brick de lait d’avoine, mais ça on s’en fout. J’ai surtout appuyé sur le bouton d’ascenseur avec, évitant ainsi un contact direct avec un bouton supposément frôlé par une myriade de mains toutes plus sales les unes que les autres et peut être même celle d’un mutant particulièrement dégoutant.

Bref, un homme présent dans l’ascenseur s’est esclaffé “ah vous là ! Vous avez peur de tomber malade !”. Effectivement. J’ai pas ce luxe, non, de pouvoir tomber malade. La forme olympique n’est pas au rendez-vous. Mon corps est tellement acidifié, en manque de minéraux et de bicarbonate, j’ai frôlé la perfusion de Vichy Célestin à l’hôpital Joseph Ducuing.

Bon an mal an, j’ai troqué quelques assignats contres certaines denrées à hautes valeurs en vitamine C mais surtout potassium et levures plus protectrices que le bouclier anti-mourrant de Ramzy Bédia. J’ai confectionné des mets pour l’équilibrage du microbiote, en respect avec  ma constitution ayurvedique Kapha-Pitta, en intégrant le plus d’antioxydants possibles. Scientifique de la bouffe, bonjour !

MATIN

Dès le matin. Objectif soutien du foie. Synchronisation des montres. Avec une pomme & de l’amertume amenée par la Noix.
Cake au chocolat épices – Piment d’espelette gingembre et cannelle – tisane de sauge fraîche

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Les cookies du dimanche soir

Je vous présente les cookies décroissants, pas “les cookies des croissants”, genre d’hybrides à faire mouiller le slip d’un américain. L’époque de la folie Cronuts (croissant + doghnuts) avait déplacé les foules aux portes de boulangeries à 4:00 du matin. Y régnait ambiance ration et famine de pays sous embargo plutôt qu’une population condamnée à cinquante années d’ennui ferme.

Bref les cookies décroissants, c’est beaucoup de fonds de placard, un soupçon de vrac et une lichette de cueillette.

0% plastique, 0% gaspi. Et pour pousser le bouchon encore plus loin Maurice, j’invite à confectionner vos propres sachets vrac. Le but étant de réaliser des cookies de toutes les couleurs pour satisfaire les yeux comme le palet (deux fois plus de fun).

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Le Magazine de la fin de l’humanité

De plus en plus de magazines promettent des titrailles aussi percutantes qu’un camionneur imbibé de whisky, et annonce les ténèbres et le désarroi comme on présente un spectacle de marionnettes qui jouent à la tech. Je suis jalouse de ouf.

Ces journaux promettent aux lecteurs d’assister en première loge à l’apocalypse pas du tout now, notre planète étant plus patiente qu’une ligne d’arrivée espérant le gagnant d’une course de limaces sous Ventoline.

Ni Lagardère, ni Prisma n’a voulu de mes précédents concepts de l’homme moderne réinventé, rebooté, défragmenté, clé où est-ce bêeeh ?

Castagnette ! J’ai décidé de m’auto-éditer comme toute personne sans aucun talent qui se respecte.

Je vous présente donc “Fin de l’humanité magazine”. En phase avec son époque. Fin de l’humanité magazine parce que la fête est moins explosive sans toi être humain.

Ce magazine glossy glossy n’épargne rien sur les signes inexorables de décadence d’une société en constante recherche de médiocrité, course au profit magazine en Hors-série gratuit. Profitez en ! Bonne lecture.

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Night & Day

Comme votre hôte, vous devenez un individu peu remuant le week-end venant. Et loin du remue-ménage, la femme se réjouit de petites choses complètement compatibles avec l’idée de décroissance. Des odeurs, des images, des petits gestes qui font du bien. Ni chronophage, ni onéreux. Même lorsqu’on pense manquer de temps. On laisse de côté les séries américaines, le défilés de photos Instagram et les news anxiogènes. 

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Candidose part 12 – Une journée à Narbonne

Nous sommes lundi. Chez L’homme à la cocaïne, j’ai baissé pavillon devant mes inquiétudes un week-end entier. Une prouesse réalisée, applaudissements. A 8h30, le cérémonial commence : la transformation de l’homme en agent de maitrise soigné. Un costume deux pièces bleu dur, des chaussures noires formidablement cirées et une belle couche de gel coiffant, des chaussettes sans bouloches plus tard, il me dit avec un soupçon de douceur, une teinte suave plus moelleuse que mielleuse et une cuillère à café d’inquiétude. “Tu peux rester ici si tu veux”. Si je veux ? C’est une question ? Ou une affirmation suggestive. Comme s’il avait peur que je lui échappe, que je ne revienne jamais, il veut garder l’animal en captivité dans l’idée de le retrouver du soir même à tous les soirs de la vie.

Je décide d’honorer mon idée de départ. Aller à Narbonne. Profiter d’une journée ensoleillée. Le printemps s’est tellement fait attendre. Pourquoi le négliger.

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Candidose part 11 – l’homme à la cocaïne

Evoqué brièvement dans l’épisode 10, l’homme à la cocaïne est arrivé dans ma vie comme si j’avais du temps à perdre. Ce genre d’hommes qui raccourcissent tes ongles sans coupe-ongles, tellement tu les bouffes. Et j’aime le challenge de faire pousser des choses qui cassent; Ce sont définitivement mes jours de chance. Je n’ai pas envie de fuir et je m’accroche comme un crabe sur cette roche, déjà pleine d’algues.

Petit cancer de crabe que je suis, brave animal familial des plages, je laisse l’homme à la cocaïne me distraire. Nous ne sommes rien à proprement parler. Ni mari, ni femme, ni copain, copine. Ô grand Seigneur jamais ce temps aussi bien employé à ne rien faire, précisément avec quelqu’un qui ne signifie rien, n’avait été aussi vide et comblé. Le temps file comme des collants premiers prix, ou tous les collants à vrai dire, je me fais doucement arnaquer sur la consistance de ce temps que je passe avec lui.

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Vous avez une religion

Sans surprise, je regarde une émission que personne ne regarde. Il s’agit : roulement de pots de yaourts. De “Livrez-vous”. Un programme hebdomadaire sur LCP dont je ne livrerez pas l’horaire justement. Sa diffusion me tombe dessus, un peu comme l’ennui dans un wagon.

Les invités étaient Yann Arthus Bertrand et Ségolène Royal. Je ne commenterai pas les interventions de Ségolène Royal, je suis déjà assez constipée comme ça.

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Ce qui m’a fait réfléchir ce mois-ci

 

CE MOIS CI J’AI RÂCLÉ LE WEB COMME UNE PÂTE DE GATEAU CHOCOLAT NOIR, POUR EN RETENIR LE MEILLEUR DU BRUT. CE N’EST PAS SUBVERSIF MAIS C’EST SANS DÉTOUR SANS CONCESSION.

TANTOT EN AVANCE SUR SON TEMPS ET DANS L’AIR DU TEMPS, COLINE SERREAU SE RACONTE DANS UN OUVRAGE SORTIE AUX EDITIONS ACTESUD, RAREMENT EN “PROMO” DONC VALEUR EN HAUSSE.

T’AS PAS DE MONNAIE, T’AS RIEN. C’EST TRISTE. MAIS AVEC SHIRLEY ON EN RIGOLE

COMMENT LES CARENCES ET L’EXCES DE SUCRE REND CON. A BON ENTENDEUR.

S’ENTRAINER À UTILISER SON INTUITION ET A SE CONNECTER À SES EMOTIONS, JE DIS OUI.

LE COMPTE INSTAGRAM DE VEXKING UN MESSAGE PRESQUE TOUS LES JOURS, POUR MOI EST TOUJOURS UNE BONNE IDEE. POUR CEUX NON-HABITUES A L’ANGLAIS, CA PEUT SPIRITUELLEMENT VOUS EXERCER AUSSI.

Candidose part 10 – Je suis “guérie” ou le duel

J’avais cru à une première guérison, il y a 3 semaines. Ne pas manger me donnait faim et je ne portais plus la barbe de père noël en pustules blanches. Mon flanc n’était plus piqué par un essaim d’abeilles imaginaires. Mais j’avais malheureusement lamentablement rechuté à cause d’une bouilloire mal détartrée.

Photo que j'ai mise sur le site de rencontre avec le (©) de Copyright - j'suis fun comme ça

Je devais être très stricte avec le calcaire & impitoyable avec les indices glycémiques.

Cependant, depuis que je fréquente l’homme à la cocaïne. Nous tairons son nom par raison évidente que je ne veux pas de procès, je revenais doucement parmi les vivants de la vie quotidienne.

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Candidose part 9 – l’arrêt du café

Nous sommes début juin. Après moults hésitations, le printemps éprouve lassitude et désagrément  à se pointer, tel une acteur célèbre à un événement sponsorisé par Orangina.

Le printemps va t-il arriver ? Le suspense c’est vraiment quelque chose d’excitant en occident.

Je commence sérieusement à perdre du poids, j’ai l’énergie d’une tortue noyée dans une tasse de Verveine, des inflammations sous cutanées on dirait “freddy sort de la nuit” qui s’est pris un coup de soleil, du jambon Fleury Michon en moins sexy encore. C’est donc naturellement que je choisis de m’inscrire sur un site de rencontres.

Je remplis un profil ayant bien en tête de ne jamais être contactée par l’homme le plus bête du monde.

J’évite de faire le coup de la fille cultivée, vite démasquée. Je fais mieux.

Je fais le coup de la fille qui ne parle pas la même langue que toi tout en parlant français, trop forte l’abeille.

J’écarte pas mal de malappris qui vexés comme des puces aspergées d’huile essentielle de géranium, m’affublent du doux et joli sobriquet de sacrée connasse.

Faire le tri parmi tous ces hommes qui me sollicitent me fait respecter d’avantage les agents des PTT dans les centre de Tri et les facteurs, comme ça au passage.

Je suis saisie par la peur. Ma poubelle numérique est beaucoup trop remplie.  Passais-je à côté de l’amour papillon dans le cœur ? Mon être tout entier tressaille. Cette angoisse s’éclipse rapidement, plus vite que extrasystole auriculaire de Sabine Azema dans Tanguy.

J’apprends surtout qu’à défaut, de me plaire, certains regards me font peur. J’écarte des profils affichant des yeux de coyote fous.  C’est donc naturellement que je choisis un homme qui se fait un rail de coke sur mon plan de travail de cuisine 1 minutes 37 chrono après avoir passé la porte d’entrée. Il est maintenant sur mon canapé et me dit que je suis belle.

J’ai averti que sur sa photo, il avait l’air brut et méchant, et un peu moche. Il ne s’est pas vexé. J’étais conquise.

Je suis décidément pire qu’Amira Casar dans “Filles perdue Cheveux gras”.

Mon excuse : j’avais arrêté le café.

 

 

 

 

 

Candidose – Part 8 – Cercle vicieux 2

Tous les matins au levé du lit, je vais bien. J’ai mal nullepart, je fais péter le parcours de randonnée format équerre 180°, ce genre de “je vais bien” là.

Cependant, je peine à aller à la selle, je suis constipée. (Ici c’est pas glamour, il est temps de cliquer ailleurs ). Je bois énormément de café pour m’essorer et avoir cette impression de soulagement. Vous voyez de quoi je parle ? Expulser. L’homme le fait depuis plus longtemps que des courses au supermarché.

Café et lecture combo détente © featuring mes jambes

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Candidose part 7 – Le cercle vicieux numéro 1

Sur la voie d’une guérison, rien n’est jamais acquis.

Après une semaine d’un régime lentille/ porridge arrosé généreusement de lait de coco, j’ai cette irrépressible impression de me nourrir comme un nourrisson anorexique. Niveau gourmandise je suis à – 500% sur l’échelle d’une personne opérée des dents de sagesse.

Cependant, rompre ces habitudes, me fait irrémédiablement penchée sur une baisse de forme, et m’écarte de la guérison. La chance ne me quitte plus décidément…

Petit exemple : 

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Candidose Part 6 – La perte d’appétit

Nous sommes fin mai, et j’ai compris quelque chose. Que la candidose n’aime pas les lentilles.

Mes déjeuners sont constituées majoritairement de lentilles. Gustativement parlant je m’ennuie. Je suis privée de sensation de faim, gustativement parlant, ce n’est pas grave.

A chaque bouchée, l’impression de jouer à Docteur Maboule domine. Ca bippe beaucoup.

J’ai du mal à accepter ce nouveau régime sans merdes.

La bactérie candida a concrètement trouvé la maison d’hôte de l’année 2019.

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Candidose – Part 5 – Cannelle et Lentille Vertes du Puy

Le 18 mai, je suis comme un bulldozer dans mes armoires, je décolle le macadam de bouffe nocive de mes étagères.

J’ai l’impression d’être investie. Ce n’est pas une sorte d’épiphanie mais il y a quelque chose de grisant.

Se dire que oui : on peut se soigner seule. C’est galvanisant, d’être acteur de sa santé, d’être capable de se réparer, un peu comme superman après avoir pris une balle. Je suis euphorique.

 

Je mets en marche le programme, développer, factoriser et synthétiser, de mon cerveau.

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Candidose – les douleurs qu’on ne comprend pas – Part 3

Nous sommes le 16 mai 2019, et mon flan gauche est comme dardée par une fourche à foin aiguisée par un chef boucher. Mon imagination n’a aucune limite lorsqu’il s’agit de douleur. Mes selles ressemblent à un chien dalmatien. Noir et blanc. C’est officiel, ca ne va pas. Comme toute personne vivant au 21e siècle j’ai recherché bon an mal an la signification de mes symptômes sur les internets. Le premier réflexe : le dangereux auto-diagnostic.

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12 years a candidose – Part 2

Nous sommes le 15 mai. Le temps est agréable. Je dois écrire et j’en ai également envie. J’inspire et visualise déjà ma syntaxe maladroite décorer mes cahiers. J’ai faim. Cela m’arrive rarement, d’avoir réellement les crocs, de vouloir “niquer la bouffe”. J’en profite pour manger. Deux tartines de pain au levain avec de l’huile d’olive et je m’en vais.

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“Tout Quitter” d’Anais Vanel

Il s’agissait du dernier exemplaire en librairie caché, coincé entre “Saisis ta chance Calypso” et “C’était pas censé se passe comme ca”. Je n’y voyais aucun signe. L’écriture de cet ouvrage est d’une qualité autre.

Entre nous, au début du début, les phrases courtes et hachées m’ont un tantinet dérangées. Le rythme est rapide, le livre ne se lit pas vite, il se lit très très vite. L’auteure se déleste de mots en cascades, une qualité qui traduit (trahie) une certaine urgence, impatience, mais dans le bon sens. L’auteure ne tient plus, il faut tout dire, tout expulser, elle était en apnée. l’inspiration et l’expiration saccadées, elle donne naissance à quelque chose d’elle-même. Il fallait redonner vie. Ca c’est les premières pages. Puis ça ralentit, rythme tourbillon cassé par le passé. Un flashback. Et là, j’ai été prise.

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Le Top 10 – Comment remédier au peu d’estime de soi

Pas avec un selfie en tout cas sinon ça se saurait

Chose promise chose due, je reviens tambour battant, encore plus prévisible que le dénouement d’une comédie romantique sur la Saint Valentin ou la fête de la marmotte.

Des réponses bateaux t’en veux, des réponses bateaux, y’a pas.

Désolée, erreur 404 page n’importe quoi.

Je suis aussi inefficace qu’un livre de développement personnel en tête de gondole à la Fnac, mais au moins, parce que, mais au moins.

J’ai trouvé quelque chose 

Bref, j’ai étudié à ma façon les systèmes non onéreux de retrouvailles d’estime de soi. Il faut aller à la pêche sous glace, pas le sport québécois mais plutôt le bac 10m3 de glaces congélo fouillis de chez Auchan Vélizy 2. A la recherche du PARFUM que JE VEUX, je crie “On VAINCRA !”. Et la victoire n’est jamais loin.

J’ai rattrapé une pâte à crêpe

Les requêtes Google n’auraient d’utilité que de faire bader un chercheur au CNRS. Pour ma part, j’ai découvert qu’éviter Google pour résoudre un soucis me permettait de m’accomplir en tant qu’être humain non-augmenté. J’ai fait appel à autre chose : mon intuition (cette pâte à crêpe est rattrapable), mon expérience (normalement elle devrait être moins liquide), la déduction (j’ai mis trop de sucre), l’action concrète (rajouter de l’eau et de la farine pour diluer le sucre et épaissir la pâte). Totale réussite. J’étais fière comme un pinson.

J’ai mis des post-it partout

Concrètement, le mur face canapé est full. Je m’auto-motive en rose fushia, jaune gilet-jaune, vert petits hommes verts, à coups de leitmotiv très encourageants : “C’est pas vrai, t’es pas conne”, “si c’est pas ça ta destinée c’est autre chose”, “tu peux le faire, lève-toi tôt”, “joue pas, joue pas comme ça tu vois l’amour ça ne plaisante pas”.

J’ai identifié une qualité chez un homme

J’ai identifié enfin les hommes qui me font craquer. les hommes qui parlent trop, qui parlent de beaucoup de choses différentes, il y a pas de début pas de fin, tu te demandes où se trouve le milieu tellement tu t’es noyée entre le 11e et 47e paragraphe.

J’ai parlé à un inconnu qui m’a pas pris pour une ouf, qui pique le portefeuille et crache dans les cheveux.

C’est une victoire, d’avoir avec un individu qui ignore tout de notre période de chômage, une discussion d’égal à égal complètement désintéressée d’1 minute 26.

J’ai appris une langue pour le plaisir de ne pas me faire chier

Au lieu de fantasmer sur ces femmes qui rabrouent séance tenante, dans un russe fluide et parfait, les journalistes trop curieux questionnant la couleur de leur slip tanga et est-ce que Justin Timberlake l’a humée comme une soupe carotte-gingembre.

J’ai évité les livres de développement personnel

Le prêt à penser c’est pour les hommelettes et les femmelettes. Faut morfler. Ca fait du mal là où ça fait mal. Pas de repli sur soi, allons au front, on s’ouvre au monde comme une pâquerette.

J’ai pris soin de ma peau

Pas de palette Urban Decay qui finira sur du papier Canson. J’ai réellement pris soin de ma peau. J’ai acheté des huiles végétales Aroma Zone qui sentent la poubelle de toilettes les jours de règles, ca ravive le teint.

J’ai appris des autres 

On reconnait une femme en mal d’amour, parce qu’elle espère ? Quoi ? Bonne question. Un deuxième bing bang sûrement. Ca touche ses cheveux, ca touche son cou, ca adopte le regard d’attente de salles d’attente. Quand la vie est trop rude, je tape maman koala et son bébé sur bing, tant de mignonerie, me redonne une certaine cohérence cardiaque. Je révoque mes idées d’envies d’amour des cartes postales. Car l’amour le vrai, il est partout.