Le blackface de fin d’année, un marronnier ?

Je suis une personne aussi peu experte qu’érudite donc je n’ai jamais d’avis, j’ai carrément des théories.

Le blackface d’Antoine Griezmann en décembre 2017

J’ai une théorie sur le blackface : l’ennui et la tentative de distraction qui en découle mal.

J’ai eu une fréquentation, le genre de fréquentation que tu vois une fois, que tu ne vois pas une 2e fois et que tu ne revois plus, une fréquentation qui m’avouait être dépourvue (comme accessoire) d’amis noirs. Il faisait de la voile et occupait les fonctions d’ingénieur architecte mécanique il n’avait DONC pas d’amis noirs.

Continue reading “Le blackface de fin d’année, un marronnier ?”

Rattrapage – Sophie Divry “Quand le diable sortit de la salle de bain”.

J’ai vu passer “La condition Pavillonnaire” de Sophie Divry il y’a fort longtemps, sans l’ouvrir, sans l’acheter, sans plus tard y penser.

Puis j’ai visionné 4000 fois de manière obsessionnelle “La vie domestique” d’Isabelle Czajka, la fabuleuse réalisatrice “D’amour et d’eau fraîche”. 

Sophie Divry est revenue dans ma tête comme une chanson qu’on a pas écouté depuis longtemps qu’on aime pourtant, genre un vieux tube de Francoise Hardy et Alain Chamfort.

Continue reading “Rattrapage – Sophie Divry “Quand le diable sortit de la salle de bain”.”

Supermarket and shopping free #1

Sprawl II – Arcade Fire – Le clip vidéo

Journée où tu rêvasses et te maintiens en vie.

Alain Souchon a tellement tout raconté sur la mélodie de “Foule sentimentale” qu’il est difficile de chanter l’aliénation par la sur-consommation sans être un perroquet hirsute sans imagination en passe de finir empaillé.

french breakfast variante coffee orange juiceSans faire exprès, à l’insu de mon plein gré, j’ai constitué une salle de bain zéro déchet. Constitué de savons et d’ancien emballage en plastique comme container. Certains se sont moqués et un de mes rendez-vous galant s’est demandé avec quoi je me lavais. Le monde n’est pas près de changer. Ce savon de Du Monde de la Provence à l’odeur naturelle de lavande est très agréable en massage lent et appuyé.

6 mois que j’ai arrêté les aliments transformés, complètement. Le matin si le petit déjeuner fait défaut, selon les envies je fais une pâtisserie express, en écoutant de la musique. Des fois, j’improvise un jeûne séquentiel, sans manger j’alterne tisane et thé toute la journée jusqu’à 18h.

Le 25 décembre, c’était tarte à l’orange avec pâte chocolat noir coco.

Continue reading “Supermarket and shopping free #1”

Passer les fêtes de fin d’année seule (Billet humour et véridique à 99,7%)

On arrive à la fin du calendrier grégorien et la 3e guerre mondiale n’a pas encore éclaté, je pense qu’effectivement il faut fêter la monotonie. Personne ne s’est désintégré comme nano-particules après pulsations radioactives. C’est triste selon certaines. La fête aurait pu être explosive. Donc en cette fin d’année le plus dur à affronter pour beaucoup d’occidentaux est la solitude. Comme beaucoup de gens je rêve de famille aimante sans problèmes juridico-financiers pour éclabousser les nappes au mousseux. Continue reading “Passer les fêtes de fin d’année seule (Billet humour et véridique à 99,7%)”

Ce qui m’a fait réfléchir ce mois-ci

Je n’envisage jamais l’oeuvre comme un divertissement pur et dur. Même le Père Castor. Surtout le Père Castor.  Heureusement, le dessin animé “Les animaux du bois de Catsou” existait, allégorie de parcours initiatique sur l’hostilité du monde post-moderne, dépeinte par une attachante troupe d’animaux expulsés de leur milieu naturel par la construction de routes et de monoculture par pesticides, dont la dénonciation cathartique d’une avancée sociale sans pitié fut l’écrasement de la maman hérisson sur le bord de l’A62. Refus catégorique en mode tolérance zéro, délit de solidarité de regarder la création sous le prisme de l’homme blanc hétérosexuel occidental, pourtant mon voisin de palier, j’ai bien exclu beaucoup de films de Tarantino, de création Canal +, de l’homme blanc trentenaire que c’est trop dur de ne pas mourir de faim j’ai plus à chasser pour ma survie donc je ne sais plus quoi faire de ma vie, donc beaucoup de comédies françaises auquel j’ai préféré la confection d’un moelleux au citron en écoutant France Bleu. Parce qu’ici, on est fun comme ça. A 5 ans déjà, J’allais inextricablement vers mon destin de femme célibataire, pas drôle, pas mère, pas shoppeuse, pas classe-moyenne, pas normale, même pas hipster, je travaille dans un atelier, viens on recrée le bateau lavoir zarma zarma à Issy Les Moulineaux. Pourtant, je ne demandais que ça.

Je n’arrive pas à aller voir un film pour me divertir. J’ai eu un moment pré-dépression et pré-burn-out qui m’a valu une rupture conventionnelle au début de l’année 2019 et c’était une période pas du tout bénite où je regardais “n’oubliez pas les paroles” tous les soirs. Fascinée par un jeune homme au tic d’épaule sarkozyste, qui avait imprimé dans son cerveau tout le répertoire de variété française, comme Google imprimait fastoche en scred tout le contenu Wikipédia sur ses pages. J’étais FA-SCI-NEE. Dès qu’il a perdu, j’ai arrêté ce programme. Seul moment de répit intellectuel cathodique depuis le sacre de Julien Doré au French Idol. Ca datait de plus d’une décennie. Donc Merci Nagui.

Ce manque de lâcher-prise m’a valu également un grand moment de solitude, lors d’une sortie entre amies. Parce que le principe d’une sortie entre amis, c’est d’être entre amis. Apparement j’ai pas trop compris le concept. Tout le monde et quand je dis tout le monde c’est : les gens moins moi. Donc tout le monde voulait payer sa place pour voir “Le monde de Narnia”, et moi j’ai dit “no way”, “I ain’t paying for that shit”. Et j’ai payé pour aller voir “Munich” de Steven Spielberg. La susceptibilité des gens n’étant ô grand jamais ma préoccupation dernière ni ultime. Alors “Munich” pour la petite histoire ou plutôt la grande histoire, c’est le film de Steven Spielberg que tout le monde pense que Spielberg n’a pas fait. Hein. Les gens vont dire, j’aime Spielberg, E.T, les dents de la mer… Au mieux “La couleur pourpre” si tu parles à une femme noire qui se prend très au sérieux. Mais “Munich”… jamais de la vie. J’ai même eu droit à : Ah c’est un doc’ sur la capitale de l’Irlande ? Parce que y a des gens qui confondent Berlin(Dublin ?) avec Munich. Ne cherchez pas à comprendre. Mais peut-être pensent-ils à Limerick ? Qui n’est pas du tout la capitale de l’Irlande ni du Sud ni du Nord, mais de toute façon, ca m’étonnerait.

Ce long article finalement qui devait être court, vous entraîne re-finalement à l’indigestion qui vous attend durant les fêtes. Voici ce qui m’a fait réfléchir ce mois-ci.

Que pensaient tous ce petit bataillon de jeunes gens du mariage ? Pour une jeune femme des années 2000, le premier témoignage a été des plus troublants. Merci l’Ina.

Samantha Ravndahl est décidément une youtubeuse à part. Hier, aujourd’hui, et j’espère demain.

Continue reading “Ce qui m’a fait réfléchir ce mois-ci”

Les “Je ne sais pas me vendre” anonymes

J’ai divorcé d’Instagram parce que chaque diapositive m’infligeait la sensation amer amande complète que j’avais justement complètement raté ma vie, j’ai développé le hoquet chelou de Sabine Azéma dans Tanguy qui est en fait une asystole auriculaire dû à l’excès d’anxiété mais j’en ai déjà parlé dans un post qui date de moins de 2 jours, non seulement je suis déprimante mais je radote plus vite que la réverbe sur les chansons d’Aya Nakamura.

Continue reading “Les “Je ne sais pas me vendre” anonymes”

La femme au Profil Atypique doit-elle être bonne en Marketing ?

Parce que je ne minimise aucune souffrance, même pas celle de ne pas avoir internet durant 2 heures, je ne lèverai jamais les yeux sur les meurtrissures d’une apparence ressentie comme un incident de spéculum à la naissance. Cette chose, ce monstre d’anxiété, cette conviction d’être moins envisageable sexuellement que Frankenstein. JE CONNAIS.

Continue reading “La femme au Profil Atypique doit-elle être bonne en Marketing ?”

Candidose – Part 14 – Joyeux anniversaire

Le 1er juillet c’est mon anniversaire, le temps est magnifique, splendide comme les pyrénées visibles depuis la fenêtre tellement l’horizon est dégagé de nuages, de HLM, d’accordages France Telecom tellement Toulouse est une grande ville sans pollution, les cheminées crachent des papillons. C’est le moment idéal pour atterrir aux urgences. J’ai une diarrhée, j’ai mes règles et ma chatte sent le Nuoc-Nam, mon ventre s’est mis à parler. A parler réellement. Genre il a grogné et j’ai compris chaque syllabe, il réclamait à manger. Et moi j’ai rien fait. J’ai regardé mes fraises magnifiquement coupées et j’ai eu peur. “Et si c’était la candidose ?”. J’ai respiré profondément, puis fait un malaise. Trou noir.

Je me suis réveillée sur mon canapé. Je me suis levée. J’ai mangé mes fraises et j’ai pris un taxi pour les Urgences, habillée comme Olivia Palermo.

Je vais mal mais je ne suis pas n’importe qui, qui va mal.

Ma tension est à 15.3, debout. Tous mes muscles ont des spasmes. J’ai mal partout, même aux sourcils.

L’infirmière est aux petits soins. Autour de moi, un homme en pleine crise d’urticaire, un homme au genou broyé, une maman et sa fille de 5 ans fiévreuse, un homme en chaise roulante qui réclame des anti-douleurs. Il se plaint. “Si on donnait facilement des ordonnances de Tramadol aux Urgences, on verrait débarquer tous les toxico de Toulouse”, lui répond le médecin. Et moi, c’est mon anniversaire. Donc il fait péter le Tramadol.

Des analyses sanguines et un deuxième évanouissement plus tard, les résultats tombent. “Vous allez bien”. Menteur ! Je décrypte les résultats seule. J’ai une hypoxie. “Qu’avez-vous fait ?”. Ma réponse : “J’ai respiré”.

“Rentrez chez-vous, ça va bien”.

Je suis renvoyée chez moi… à pied.

Dans la rue, j’me fais draguer. “Tu ramasses les meufs à la sortie des Urgences ?”

“Oui…”

“Une combine avec les assurances-vie du Crédit Lyonnais ?”

“Cette fille est folle”.

“Effectivement”.

Je me couche, il est 17h.

Joyeux anniversaire Sarah.

 

Billet humeur éco – low

Cher lecteur unique, singulier par ta présence ici. Lecteur unique dans ce désert aride qu’est mon blog craquelé comme des lèvres gercées, avec ce sable envahissant que sont mes mots. Solo que tu es, as-tu l’impression d’être en tête à tête avec moi ? Sortons les chandelles, le porte-jarretelles et le chandelier polonais de mauvais goût.

As-tu cette inextricable impression en allumant ton poste de télévision que tout le monde est devenu vertueux ?

Continue reading “Billet humeur éco – low”

Les meilleurs crèmes Vitamine C au banc d’essai

A chaque période sa tendance et ses utilitiés. Cette année, on va se supplémenter en vitamine C.

Après les lotions au AHA du début des années 2000, les toniques à base d’acide glycolique et salicyliques de la décennie passée, puis les masques au charbon le best seller toute marque confondue de ces 5 dernières années, place aux crèmes à base de vitamine C stabilisée !

Continue reading “Les meilleurs crèmes Vitamine C au banc d’essai”

Et sinon Mademoiselle, vous n’êtes PAS OBLIGEE d’acheter quoi que ce soit.

Le temps était clément. Cueillir les dernières mûres de ronces de l’année s’imposait.

J’ai parcouru 2,5km avant d’arriver devant les premiers fruits.

Il restait quelques dernières guerrières, le reste avait pourri, faute de cueilleurs.

Car mesdames messieurs il s’agit bien de nourriture gratuite avec laquelle vous pouvez faire de délicieux brownies aux fruits rouges fondants et croustillants, comme ceux que j’ai fait en une heure et mangé en une nano-seconde :

Sachez qu’en lisière de forêt, les gens passent  à vélo à toute allure mais ne s’attardent pas du tout, mais alors pas du tout, sur la nature environnante.

Continue reading “Et sinon Mademoiselle, vous n’êtes PAS OBLIGEE d’acheter quoi que ce soit.”

Manger Juste par Sabine Mazloum

Ce livre m’a littéralement sauvé la vie.

Sauver la vie comme j’attrape ton col claudine in extremis te sauvant d’une chute dans la Garonne à cause d’un selfie trop près du bord.

Je ne savais plus quoi manger, quand manger, comment manger, à peu près tout type de nourriture. Je ne connaissais plus les bénéfices, ou ce qui potentiellement pouvait me sacrifier sur l’autel de la plaque à induction.

courtesy of Larousse Manger Juste ©

Continue reading “Manger Juste par Sabine Mazloum”

La mono boucle

J’étais à Paris. J’avais rendez-vous à l’innénarable “Café qui parle”. Mon amie a remarqué une boucle d’oreille manquante à l’oreille gauche. “De toute façon c’est pas grave, ca fait stylé”.

“Stylé, adopté”. J’ai retrouvé la boucle d’oreille manquante cachée dans la fente d’un manteau.  Je ne l’aie jamais raccrochée.

Caroline Diament qui porte bien la prononciation de son nom dans l’émission télévisuelle : “Je t’aime etc” diffusée sur France 2

Je n’étais pas sûr de mon choix mais finalement

  • Aucune personne n’ a crié “où est donc passé l’autre boucle ?”
  • Et c’est maintenant tamponné “Vu à la télé”.

 

Candidose part 13 – Salades et taboulé de l’été

Ma peau se porte bien, mon anus ne joue plus de la trompette & l’homme à la cocaïne s’est transformée en diététicienne. Comme il faisait très beau dehors, nous ne sommes pas du tout sortis. J’ai bu trois cafés, il est parti chez le médecin. J’ai regardé la télé, il a fait les courses. Je suis sur mon téléphone, il fait à manger. Menu alléchant. Du taboulé avec salade romaine, suivi de pâtes aux oignons, dessert de fraises et pêches de vigne. Je n’en demandais pas tant. Un cocktail de vitamines C et du groupe B.

Continue reading “Candidose part 13 – Salades et taboulé de l’été”

Menu : “j’peux pas me permettre de tomber malade”

Je suis arrivée à la médiathèque avec un ticket de caisse à la main. Un document qui témoignait de l’achat d’un brick de lait d’avoine, mais ça on s’en fout. J’ai surtout appuyé sur le bouton d’ascenseur avec, évitant ainsi un contact direct avec un bouton supposément frôlé par une myriade de mains toutes plus sales les unes que les autres et peut être même celle d’un mutant particulièrement dégoutant.

Bref, un homme présent dans l’ascenseur s’est esclaffé “ah vous là ! Vous avez peur de tomber malade !”. Effectivement. J’ai pas ce luxe, non, de pouvoir tomber malade. La forme olympique n’est pas au rendez-vous. Mon corps est tellement acidifié, en manque de minéraux et de bicarbonate, j’ai frôlé la perfusion de Vichy Célestin à l’hôpital Joseph Ducuing.

Bon an mal an, j’ai troqué quelques assignats contres certaines denrées à hautes valeurs en vitamine C mais surtout potassium et levures plus protectrices que le bouclier anti-mourrant de Ramzy Bédia. J’ai confectionné des mets pour l’équilibrage du microbiote, en respect avec  ma constitution ayurvedique Kapha-Pitta, en intégrant le plus d’antioxydants possibles. Scientifique de la bouffe, bonjour !

MATIN

Dès le matin. Objectif soutien du foie. Synchronisation des montres. Avec une pomme & de l’amertume amenée par la Noix.
Cake au chocolat épices – Piment d’espelette gingembre et cannelle – tisane de sauge fraîche

Continue reading “Menu : “j’peux pas me permettre de tomber malade””

Les cookies du dimanche soir

Je vous présente les cookies décroissants, pas “les cookies des croissants”, genre d’hybrides à faire mouiller le slip d’un américain. L’époque de la folie Cronuts (croissant + doghnuts) avait déplacé les foules aux portes de boulangeries à 4:00 du matin. Y régnait ambiance ration et famine de pays sous embargo plutôt qu’une population condamnée à cinquante années d’ennui ferme.

Bref les cookies décroissants, c’est beaucoup de fonds de placard, un soupçon de vrac et une lichette de cueillette.

0% plastique, 0% gaspi. Et pour pousser le bouchon encore plus loin Maurice, j’invite à confectionner vos propres sachets vrac. Le but étant de réaliser des cookies de toutes les couleurs pour satisfaire les yeux comme le palet (deux fois plus de fun).

Continue reading “Les cookies du dimanche soir”

Le Magazine de la fin de l’humanité

De plus en plus de magazines promettent des titrailles aussi percutantes qu’un camionneur imbibé de whisky, et annonce les ténèbres et le désarroi comme on présente un spectacle de marionnettes qui jouent à la tech. Je suis jalouse de ouf.

Ces journaux promettent aux lecteurs d’assister en première loge à l’apocalypse pas du tout now, notre planète étant plus patiente qu’une ligne d’arrivée espérant le gagnant d’une course de limaces sous Ventoline.

Ni Lagardère, ni Prisma n’a voulu de mes précédents concepts de l’homme moderne réinventé, rebooté, défragmenté, clé où est-ce bêeeh ?

Castagnette ! J’ai décidé de m’auto-éditer comme toute personne sans aucun talent qui se respecte.

Je vous présente donc “Fin de l’humanité magazine”. En phase avec son époque. Fin de l’humanité magazine parce que la fête est moins explosive sans toi être humain.

Ce magazine glossy glossy n’épargne rien sur les signes inexorables de décadence d’une société en constante recherche de médiocrité, course au profit magazine en Hors-série gratuit. Profitez en ! Bonne lecture.

Cliquez pour agrandir

Night & Day

Comme votre hôte, vous mutez en individu peu remuant le week-end venant, loin du remue-ménage, on se réjouit de petites choses complètement compatibles avec l’idée de décroissance. Des odeurs, des images, des petits gestes qui font du bien. Ni chronophage, ni onéreux. Même lorsqu’on pense manquer de temps. On laisse de côté les séries américaines, le défilés de photos Instagram et les news anxiogènes. 

Continue reading “Night & Day”

Candidose part 12 – Une journée à Narbonne

Nous sommes lundi. Chez L’homme à la cocaïne, j’ai baissé pavillon devant mes inquiétudes un week-end entier. Une prouesse réalisée, applaudissements. A 8h30, le cérémonial commence : la transformation de l’homme en agent de maitrise soigné. Un costume deux pièces bleu dur, des chaussures noires formidablement cirées et une belle couche de gel coiffant, des chaussettes sans bouloches plus tard, il me dit avec un soupçon de douceur, une teinte suave plus moelleuse que mielleuse et une cuillère à café d’inquiétude. “Tu peux rester ici si tu veux”. Si je veux ? C’est une question ? Ou une affirmation suggestive. Comme s’il avait peur que je lui échappe, que je ne revienne jamais, il veut garder l’animal en captivité dans l’idée de le retrouver du soir même à tous les soirs de la vie.

Je décide d’honorer mon idée de départ. Aller à Narbonne. Profiter d’une journée ensoleillée. Le printemps s’est tellement fait attendre. Pourquoi le négliger.

Continue reading “Candidose part 12 – Une journée à Narbonne”

Candidose part 11 – l’homme à la cocaïne

Evoqué brièvement dans l’épisode 10, l’homme à la cocaïne est arrivé dans ma vie comme si j’avais du temps à perdre. Ce genre d’hommes qui raccourcissent tes ongles sans coupe-ongles, tellement tu les bouffes. Et j’aime le challenge de faire pousser des choses qui cassent; Ce sont définitivement mes jours de chance. Je n’ai pas envie de fuir et je m’accroche comme un crabe sur cette roche, déjà pleine d’algues.

Petit cancer de crabe que je suis, brave animal familial des plages, je laisse l’homme à la cocaïne me distraire. Nous ne sommes rien à proprement parler. Ni mari, ni femme, ni copain, copine. Ô grand Seigneur jamais ce temps aussi bien employé à ne rien faire, précisément avec quelqu’un qui ne signifie rien, n’avait été aussi vide et comblé. Le temps file comme des collants premiers prix, ou tous les collants à vrai dire, je me fais doucement arnaquer sur la consistance de ce temps que je passe avec lui.

Continue reading “Candidose part 11 – l’homme à la cocaïne”

Vous avez une religion

Sans surprise, je regarde une émission que personne ne regarde. Il s’agit : roulement de pots de yaourts. De “Livrez-vous”. Un programme hebdomadaire sur LCP dont je ne livrerez pas l’horaire justement. Sa diffusion me tombe dessus, un peu comme l’ennui dans un wagon.

Les invités étaient Yann Arthus Bertrand et Ségolène Royal. Je ne commenterai pas les interventions de Ségolène Royal, je suis déjà assez constipée comme ça.

Continue reading “Vous avez une religion”

Ce qui m’a fait réfléchir ce mois-ci

 

CE MOIS CI J’AI RÂCLÉ LE WEB COMME UNE PÂTE DE GATEAU CHOCOLAT NOIR, POUR EN RETENIR LE MEILLEUR DU BRUT. CE N’EST PAS SUBVERSIF MAIS C’EST SANS DÉTOUR SANS CONCESSION.

TANTOT EN AVANCE SUR SON TEMPS ET DANS L’AIR DU TEMPS, COLINE SERREAU SE RACONTE DANS UN OUVRAGE SORTIE AUX EDITIONS ACTESUD, RAREMENT EN “PROMO” DONC VALEUR EN HAUSSE.

T’AS PAS DE MONNAIE, T’AS RIEN. C’EST TRISTE. MAIS AVEC SHIRLEY ON EN RIGOLE

COMMENT LES CARENCES ET L’EXCES DE SUCRE REND CON. A BON ENTENDEUR.

S’ENTRAINER À UTILISER SON INTUITION ET A SE CONNECTER À SES EMOTIONS, JE DIS OUI.

LE COMPTE INSTAGRAM DE VEXKING UN MESSAGE PRESQUE TOUS LES JOURS, POUR MOI EST TOUJOURS UNE BONNE IDEE. POUR CEUX NON-HABITUES A L’ANGLAIS, CA PEUT SPIRITUELLEMENT VOUS EXERCER AUSSI.

Candidose part 10 – Je suis “guérie” ou le duel

J’avais cru à une première guérison, il y a 3 semaines. Ne pas manger me donnait faim et je ne portais plus la barbe de père noël en pustules blanches. Mon flanc n’était plus piqué par un essaim d’abeilles imaginaires. Mais j’avais malheureusement lamentablement rechuté à cause d’une bouilloire mal détartrée.

Photo que j'ai mise sur le site de rencontre avec le (©) de Copyright - j'suis fun comme ça

Je devais être très stricte avec le calcaire & impitoyable avec les indices glycémiques.

Cependant, depuis que je fréquente l’homme à la cocaïne. Nous tairons son nom par raison évidente que je ne veux pas de procès, je revenais doucement parmi les vivants de la vie quotidienne.

Continue reading “Candidose part 10 – Je suis “guérie” ou le duel”

Candidose part 9 – l’arrêt du café

Nous sommes début juin. Après moults hésitations, le printemps éprouve lassitude et désagrément  à se pointer, tel une acteur célèbre à un événement sponsorisé par Orangina.

Le printemps va t-il arriver ? Le suspense c’est vraiment quelque chose d’excitant en occident.

Je commence sérieusement à perdre du poids, j’ai l’énergie d’une tortue noyée dans une tasse de Verveine, des inflammations sous cutanées on dirait “freddy sort de la nuit” qui s’est pris un coup de soleil, du jambon Fleury Michon en moins sexy encore. C’est donc naturellement que je choisis de m’inscrire sur un site de rencontres.

Je remplis un profil ayant bien en tête de ne jamais être contactée par l’homme le plus bête du monde.

J’évite de faire le coup de la fille cultivée, vite démasquée. Je fais mieux.

Je fais le coup de la fille qui ne parle pas la même langue que toi tout en parlant français, trop forte l’abeille.

J’écarte pas mal de malappris qui vexés comme des puces aspergées d’huile essentielle de géranium, m’affublent du doux et joli sobriquet de sacrée connasse.

Faire le tri parmi tous ces hommes qui me sollicitent me fait respecter d’avantage les agents des PTT dans les centre de Tri et les facteurs, comme ça au passage.

Je suis saisie par la peur. Ma poubelle numérique est beaucoup trop remplie.  Passais-je à côté de l’amour papillon dans le cœur ? Mon être tout entier tressaille. Cette angoisse s’éclipse rapidement, plus vite que extrasystole auriculaire de Sabine Azema dans Tanguy.

J’apprends surtout qu’à défaut, de me plaire, certains regards me font peur. J’écarte des profils affichant des yeux de coyote fous.  C’est donc naturellement que je choisis un homme qui se fait un rail de coke sur mon plan de travail de cuisine 1 minutes 37 chrono après avoir passé la porte d’entrée. Il est maintenant sur mon canapé et me dit que je suis belle.

J’ai averti que sur sa photo, il avait l’air brut et méchant, et un peu moche. Il ne s’est pas vexé. J’étais conquise.

Je suis décidément pire qu’Amira Casar dans “Filles perdue Cheveux gras”.

Mon excuse : j’avais arrêté le café.

 

 

 

 

 

Candidose – Part 8 – Cercle vicieux 2

Tous les matins au levé du lit, je vais bien. J’ai mal nullepart, je fais péter le parcours de randonnée format équerre 180°, ce genre de “je vais bien” là.

Cependant, je peine à aller à la selle, je suis constipée. (Ici c’est pas glamour, il est temps de cliquer ailleurs ). Je bois énormément de café pour m’essorer et avoir cette impression de soulagement. Vous voyez de quoi je parle ? Expulser. L’homme le fait depuis plus longtemps que des courses au supermarché.

Café et lecture combo détente © featuring mes jambes

Continue reading “Candidose – Part 8 – Cercle vicieux 2”

Candidose part 7 – Le cercle vicieux numéro 1

Sur la voie d’une guérison, rien n’est jamais acquis.

Après une semaine d’un régime lentille/ porridge arrosé généreusement de lait de coco, j’ai cette irrépressible impression de me nourrir comme un nourrisson anorexique. Niveau gourmandise je suis à – 500% sur l’échelle d’une personne opérée des dents de sagesse.

Cependant, rompre ces habitudes, me fait irrémédiablement penchée sur une baisse de forme, et m’écarte de la guérison. La chance ne me quitte plus décidément…

Petit exemple : 

Continue reading “Candidose part 7 – Le cercle vicieux numéro 1”

Candidose Part 6 – La perte d’appétit

Nous sommes fin mai, et j’ai compris quelque chose. Que la candidose n’aime pas les lentilles.

Mes déjeuners sont constituées majoritairement de lentilles. Gustativement parlant je m’ennuie. Je suis privée de sensation de faim, gustativement parlant, ce n’est pas grave.

A chaque bouchée, l’impression de jouer à Docteur Maboule domine. Ca bippe beaucoup.

J’ai du mal à accepter ce nouveau régime sans merdes.

La bactérie candida a concrètement trouvé la maison d’hôte de l’année 2019.

Continue reading “Candidose Part 6 – La perte d’appétit”

Candidose – Part 5 – Cannelle et Lentille Vertes du Puy

Le 18 mai, je suis comme un bulldozer dans mes armoires, je décolle le macadam de bouffe nocive de mes étagères.

J’ai l’impression d’être investie. Ce n’est pas une sorte d’épiphanie mais il y a quelque chose de grisant.

Se dire que oui : on peut se soigner seule. C’est galvanisant, d’être acteur de sa santé, d’être capable de se réparer, un peu comme superman après avoir pris une balle. Je suis euphorique.

 

Je mets en marche le programme, développer, factoriser et synthétiser, de mon cerveau.

Continue reading “Candidose – Part 5 – Cannelle et Lentille Vertes du Puy”

Candidose – les douleurs qu’on ne comprend pas – Part 3

Nous sommes le 16 mai 2019, et mon flan gauche est comme dardée par une fourche à foin aiguisée par un chef boucher. Mon imagination n’a aucune limite lorsqu’il s’agit de douleur. Mes selles ressemblent à un chien dalmatien. Noir et blanc. C’est officiel, ca ne va pas. Comme toute personne vivant au 21e siècle j’ai recherché bon an mal an la signification de mes symptômes sur les internets. Le premier réflexe : le dangereux auto-diagnostic.

Continue reading “Candidose – les douleurs qu’on ne comprend pas – Part 3”

12 years a candidose – Part 2

Nous sommes le 15 mai. Le temps est agréable. Je dois écrire et j’en ai également envie. J’inspire et visualise déjà ma syntaxe maladroite décorer mes cahiers. J’ai faim. Cela m’arrive rarement, d’avoir réellement les crocs, de vouloir “niquer la bouffe”. J’en profite pour manger. Deux tartines de pain au levain avec de l’huile d’olive et je m’en vais.

Continue reading “12 years a candidose – Part 2”

“Tout Quitter” d’Anais Vanel

Il s’agissait du dernier exemplaire en librairie caché, coincé entre “Saisis ta chance Calypso” et “C’était pas censé se passe comme ca”. Je n’y voyais aucun signe. L’écriture de cet ouvrage est d’une qualité autre.

Entre nous, au début du début, les phrases courtes et hachées m’ont un tantinet dérangées. Le rythme est rapide, le livre ne se lit pas vite, il se lit très très vite. L’auteure se déleste de mots en cascades, une qualité qui traduit (trahie) une certaine urgence, impatience, mais dans le bon sens. L’auteure ne tient plus, il faut tout dire, tout expulser, elle était en apnée. l’inspiration et l’expiration saccadées, elle donne naissance à quelque chose d’elle-même. Il fallait redonner vie. Ca c’est les premières pages. Puis ça ralentit, rythme tourbillon cassé par le passé. Un flashback. Et là, j’ai été prise.

Continue reading ““Tout Quitter” d’Anais Vanel”

J’ai dit un gros mot, j’ai dit “Qualité de vie”

Je suis un individu beaucoup moins efficace qu’un robot mais ayant tout autant d’initiative.

Je relance donc le même programme de Tops pas Tops.

A la demande pas du tout générale.

Fallait pas appuyer sur le bouton. T’as qu’à tout quitter.

Photo d’illustration rien à voir© avec le C de copyright

Certains diront que j’écris bien, d’autres me connaissent.

Continue reading “J’ai dit un gros mot, j’ai dit “Qualité de vie””

L’IMAGE DU JOUR

DÉCIDÉMENT J’ADORE LA CHINE.

L’actrice Hélène Rollès, comédienne phare du soap opera à la française “Les mystère de l’amour” diffusée sur TMC tous les week-end sans match de foot, sera l’invitée d’Emmanuel Macron, auprès du président chinois.

Comme une prophétie, lancée et passée inaperçue à une heure de non-écoute, que nous aurions un jour un président de notre génération, qui petit, aurait regardé les créations de Pat Le Guen. Chapeau bas.

Source ina

Fille sans estime de soi – Girl with very low self-esteem

Bonjour à tous les naufragés du web, qui par une combinaison hasardeuse de mots balancés comme une incantation magique dans les moteurs de recherche, ont atterris ici : bravo, vous n’avez strictement rien gagné.

Je me présente Sarah, de mon prénom, pas folichon, de mon état d’âme, je suis aspirante artiste.

Je ne suis ni issue d’une lignée d’artistes célèbres donc zéro crédibilité sur l’échelle de Bernard Montiel et peut-être pas talentueuse, à vérifier, par ceux qui possèdent la volonté d’un hamster qui court sur une roue.

Bref, j’ai pas fini de ne pas vous étonner.

Parce que j’ai décidé d’écrire un album et de ne pas chanter.

Leaule.

Ecrire et composer, c’est déjà un miracle de ma part, alors chanter, je pense qu’on verra d’abord la société Elior cotée en bourse capituler devant des techniciennes de surface.

C’est avec entrain et donc audace que j’explique ma démarche.

Je suis une jeune femme en rupture de stock d’estime d’elle-même depuis fort jadis d’antan longtemps aïeux, il se peut même que Yours truly n’en ai jamais eu, en magasin.

Au lieu de livrer des textes que je n’ai pas encore écrit, donc de publier un article en forme de page blanche, j’ai préféré vous rapprocher de moi, en écrivant un Top 10 des situations que nous avons peut-être vécu, vous et moi, ensemble. N’est-ce pas merveilleux, le vivre ensemble ?

Le titre de l’article est : vous avez enterré votre amour propre aux confins du noyaux d’abricot de la terre, vous n’êtes pas seul(e)s”. Bonne lecture, bien sûr.

Situation 1 – Les relations de travail

Vous n’identifiez pas les moments gênants durant lesquels une collaboratrice a été irrespectueuse. Ce sont vos collègues, qui, à la pause déjeuner, font la remarque.

“Elle a carrément critiqué ton déjeuner en disant que DITES DONC elle ne pourrait pas manger toutes ces patates qui rendent grosses et toutes ces pâtisseries avec tout ce sucre, qui scientifiquement prouvait la baisse de QI”.

Elle disait que vous étiez grosse et bête OKLM.

Situation 2 – Les rencontres en soirées d’appartement

Vous arrivez à la fameuse soirée. Les groupes de papotage sont formés. Ca rigole. Votre impératif : être aimé(e) pour l’éternité. Vous foncez dans une troupe telle une boule de bowling sur des quilles. “Alors ça gaze ?”. Expression à bannir, dorénavant connotée d’avantage pets de céleri branche que prises de nouvelles d’actualités. Votre tentative de prise de contact est un cri SOS partout dans les airs : j’ai besoin de flots d’amour, remplissez mon puit. Comme technique d’approche E.T a fait mieux.

Situation 3 – L’entretien d’embauche

Vous avez le syndrome de l’imposteur. Vous n’êtes à votre place nulle part. Vous vendez les compétences comme Macdonalds vend du produit local, bio et frais : c’est à dire très très mal.

Situation 4 – La tentative d’approche amicale

Vous faites des efforts. Vous vous êtes inscrits à un groupe de paroles. Les gens sont bienveillants. Votre temps de parole doit débuter et vous êtes bloquée. Vous angoissez ? Est-ce qu’il mate mes cheveux ? Cette coloration blond miel qui vire confiture de reine-claude, c’est moche. Ils regardent mon vernis écaillé ? Aïe les néons, façon vaisseaux extraterrestres qui se posent, font briller le teint. Je ressemble à un canard laqué sur une piste de danse des 70’s. Alors qu’en fait tout le monde s’en fout.

Situation 5 – Le déjeuner toute seule

Apparement, vous agissez comme si ce déjeuner en solo passait sur CNN. Comme dit Mikado, relax take it easy.

Situation 6 – La personne exécrable dans le train

Beaucoup de sièges sont restés libres tout partout pour ce trajet Cherbourg-Limoges (quelle surprise), cependant une octogénaire insiste pour s’asseoir sur SA place attitrée, que vous occupez naturellement. Elle tente de vous déloger comme un oignon cramé au fond d’une poêle, en grattant sans respect sur votre revêtement sensible. Vous rassemblez vos affaires et partez arrachée à la terre promise.

Situation 7 – Le dimanche en famille

Ces dix dernières années, l’ensemble des cousins cousines ont créé leur famille nucléaire. Le mariage, les enfants, la maison, la décoration Maison du Monde, le job de 9 à 5, pour les plus chanceux pas d’huissier de recouvrement de créances au cul : le bonheur déjà monté et livré assemblé. Dans toute cette perfection en dégringolade difficile de revendiquer, un statut de célibataire sans enfant, sans carrière, sans propriété, sans agenda surbooké, heureusement que dans tout ça, il y a cet homme convoité qui se moque de nous et qu’on n’arrive pas à retenir. Il sauve la mise.

Situation 8 – La mise en oeuvre de projet

La mise en oeuvre de projet, c’est bon pour la confiance en soi. Une excellente énergie s’amorce, on est plein d’entrain, plein de vie, on a envie, plein d’initiative ca bouillonne de partout. Si seulement, nous n’étions pas un putois en décomposition, une grosse merde qui transforme tout ce qu’elle touche en caca.

Situation 9 – Le lancement du dit projet

La projet est bouclé, prêt à partir. Grâce à l’intervention d’Inanna la déesse du vent et du soleil, vous avez réussi l’impensable. Terminer un truc. Même Tetris, votre escargot asthmatique domestique n’y croyait plus. C’est un miracle ordonné par l’alignement des planètes, si seulement vous aviez l’audace d’aller jusqu’à la poste.

Situation 10 – L’échec 

J’ai évité soigneusement, le premier rencard, car il est de notoriété d’en faire des articles entiers hautement satiriques pour ce sujet précisément.

Je ne laisserai personne comme un chien aux abois, j’établirai un Top 10 réel, bizarre des aides acquises pour remédier à ce trou de bazooka dans mon estime de soi.

On parlera alors de succès, tout n’est pas noir noir, ni blanc, c’est plutôt gris Michael Jackson.

 

 

 

 

 

2019 : Passion BD

Jusqu’à très récemment je ne lisais jamais d’ouvrages illustrés.

J’ai débuté l’exercice, il y a peu. J’ai exploré le monde de la bande dessinée essentiellement pour m’évader.

J’étais habituée aux ouvrages aussi épais qu’un dictionnaire, avec tous les mots du dictionnaire dedans justement.

Je me targuais d’enregistrer quelques citations littéraires bien senties. Et j’en étais bien vaniteuse.

Ces derniers mois, je rêvais d’excursions sans décoller mes fesses de mon canapé en velours.

J’ai choisi mes lectures au hasard, au gré de mes envies, séduite par un coup de crayon, par une signature fière comme celle de Zorro.

J’étais déjà très fan des duo Pacco-Motin, Dupuy-Berberian & de l’inénarrable Pénélope Bagieu.

J’ai découvert des artistes, d’autres univers dont les narrations m’ont transportées au delà de ce que je pouvais imaginer. J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai souri, j’ai exploré un patchwork Desigual d’émotions que je ne soupçonnais pas, j’ai été transportée comme un colis.

J’évite encore consciencieusement les bandes dessinées aventures-dragon-malfrat-avec-cache-œil de Jean-Marie Le Pen, femme fatale avec un buste si ferme qu’il menace le menton, donjons et rixes dans une allée sombre avec des flaques d’eau.

Mais trêves de blablateries, je livre illico mon Top découvertes bandes dessinées avant que mon écriture ait l’effet d’une tisane à la Valériane sur votre cerveau.

Continue reading “2019 : Passion BD”

S’installer à Toulouse et faire des rencontres

Le 16 janvier 2019, j’ai posé mes bagages au café de la gare Matabiau. Directement extirpée de la nuit parisienne ballottée dans un train de nuit comme postillonnée par la gare d’Austerlitz, j’étais catapultée devant un café brûlant, l’oeil hagard, à Toulouse.

Je ne réalisais pas le changement de ville et de vie, j’étais dans la lune et par là je veux dire : la tête dans mes fesses.

Je découvrais mon nouvel appartement, moins propre que je pensais, plus froid qu’envisagée mais plus grand qu’imaginée.

Continue reading “S’installer à Toulouse et faire des rencontres”

Occitanie – Les Cévennes

Croyez-le ou pas vraiment, la photo ci-dessous m’a donné des envies de vacances.

Aucune ironie dans mes propos. L’homme est heureux, il montre ses dents. Le poisson a l’air de s’éclater aussi, ça donne envie. J’espère qu’il relâché le cétacé juste après le flash de l’appareil photo. Sinon ça craint, c’est cher payé la Polaroïd, la vie d’un animal.

Je me suis donc renseignée sur les endroits parsemés de lacs sympas où on nage accompagné de tout un rayon poissonnerie Auchan.

 

 

Je me suis rendue à Saint-Jean de Fos sur la route des Cévennes. Je n’ai pas pris le temps d’aller jusqu’au Pont du diable, mais c’est définitivement ma prochaine destination.

Il est clair que le Cévennes ne sont pas le rendez-vous de vacances des jeunes parisiens branchés en mal de verdure, qui sature du bitume. En terme d’accompagnement vous aurez, les enfants avec tuba et palmes, le mari en bermuda, la maman avec son balayage Jennifer Aniston et des retraités avec des bobs sur la tête, enfin toute l’échappée belle. Et concrètement, on en a cure. On est là pour se détendre, pas vrai ?

 

Venez plutôt à Paris, vous serez déçu.

Tel un vilain de mauvais film, pas du tout d’accord pour mourir, parce qu’une balle dans la tête, ca fait pas crever. Au contraire comme le Juvamine, ça ravigote.

Je reviens avec mes tops pas du top et je m’attaque à Paris.

Parce que Paris c’est pas la France. En revanche, comme la France, on l’aime ou on la quitte.

Sauf qu’une étude très sérieuse disséquée dans un article du nouvel Obs, mettait en lumière que quitter Paris relevait d’un fantasme. En gros, tout le monde veut se carapater mais personne n’ose.

Mais pourquoi donc ? Parce que :

Il faudrait planifier un potentiel déménagement. Si pousser le canapé pour y aspirer un peu de poussière, c’est déjà la conquête de Pluton, n’imaginez pas tout parachuter dans un endroit pas du tout proche. Faites une bonne cure de potassium & on en reparle.

La solution : avoir plein plein d’argent comme Zlatan. Tout est calé, sans lever le petit doigt. Y’a qu’à patienter au Spa Barrère.

Tu ne veux pas quitter tes amis. Mais soyons honnête, t’as sûrement 30 ans, tes amis sont potentiellement en couple, ils ont des enfants ou pas. Bref, dans tous les cas, ils ne vivent pas seuls. Toi, t’es célibataire. Très seule. Paris (endroit excitant avec tout plein de monde partout) est magnifique mais replace difficilement un époux potentiel.

Solution : en province, les gens fuient moins l’engagement comme la peste, étude Ipsos à l’appui.

Tu es un vrai parisien ou francilien. Hormis à Paris, tu n’as aucun repère, même pas à Bordeaux. Il y a tout à refaire, tout à apprendre. C’est excitant mais aussi déroutant. C’est surtout dissuasif.

Solution : C’est possible de récréer toute une routine de vie. Ce n’est pas traverser le détroit de Gibraltar à la nage, débarquer en occident, pour échapper à une dictature militaire non plus, donc tout va bien.

La culture va te manquer. Les théâtres, la pléthore d’offres de séances ciné, les programmations des musées et expositions diverses, te laissent songeur, contemplatif, tu rêves même d’être la coqueluche de Paris.

La solution : Une grosse dose de bonne foi.

Tu es en couple et Monsieur ou Madame ne veut pas quitter Paris. Cet(te) emmerdeur(se) a ses petites habitudes… de merde. Sa petite boulangerie, son petit café en bas, son petit resto préféré. Ce genre de truc, comme par hasard, ça se déménage pas.

Solution : larguer cet(te) emmerdeur(se) ou si vous aimez réellement cette personne, expliquez à cet(te) imbécile que la province c’est pas un cratère qui s’est pris une comète. Il existe des boulangeries et des restaurants aussi bons, et miracle c’est moins cher.

Tu risques de voir personne débarquer. C’est une grosse claque dans la figure. Au fond, quitter la province, c’est aussi perdre des amis.

La solution : se dire qu’ils n’ont jamais vraiment été tes amis.

Il y a pas de boulot ! C’est pas l’information du siècle. Hormis infirmière ou ingénieur spécialisé dans des choses très pointues, c’est comme partout en France, le marché est tendu. D’ailleurs, les parisiens qui s’exilent créent leur activités, parce que ça recrute pas des masses en dehors de Paris. Hormis fabriquer des oies en papier toute la sainte journée, vous voyez le doute en vous s’immiscer.

La solution : voir le numéro 2

Va falloir refaire son CV & étudier le peu d’entreprises qui recrutent. Une gymnastique aussi pénible qu’arpenter les Buttes Chaumont en plein cagnard avec des chaussures de drag-queen avec un marcassin sur le dos. Vous avez l’idée.

La solution : Vu comme ça : c’est une mission pour mission impossible.

Mais bonne nouvelle. Plus c’est pénible, plus l’effort paie. Ne perdez pas espoir, pensez à ces gens débarqués à Ellis Island avec deux cacahuètes dans leur veste en Yack.

Repasser des entretiens d’embauche et justifier qu’on ait tout plaquer à Paris sans paraitre borderline, c’est faire des salto arrière et être nul en gymnastique.

La solution : Travailler sa rhétorique. Si l’argumentation tient la route, vous dupliquez les versions à l’infini comme des Marvel. Technique Hollywood. Avoir les gens à l’usure.