Alors Montréal, c’était comment ? (1/4)

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Des milliers de jeunes français sont sur les starting blocks. Mi-novembre, la session 2014 du programme Expérience International Canada (EIC) donnera son coup d’envoi. Cette année on prévoit la clôture des candidatures au bout de 24 heures. Qui pourra, ira, au Canada. Chacun pour soi et Dieu pour tous !

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Nous à J’ai30ans on bouge pas & pour vous faire patienter et gamberger sur vos projets on vous a concocté un petit dossier de témoignages. Les impressions et le vécu de quatre “pvtistes”. En 2011, ils avaient tous décidé de quitter la France, mais aucun ne portait les mêmes raisons du grand départ. Bonne lecture !

Carine 30 ans – Agent d’accueil touristique

Avant de partir pour Montréal, j’avais vécu 3 ans à Londres.  J’ai un diplôme dans le tourisme et je travaillais dans un hôtel comme concierge. J’aimais mon travail et mon boss appréciait mes initiatives.  Cependant il m’avait refusé une augmentation et un avancement de grade, ce que je n’ai pas bien pris. Je travaillais plus dur que n’importe qui. Les habitués de l’établissement demandaient sans cesse après moi. Il a promu une autre personne qui bossait trois fois moins que moi. Je ne l’ai pas supporté, j’ai démissionné. J’avais cru à l’époque qu’une expérience en Angleterre allait propulser d’avantage ma carrière mais la réalité était différente. J’ai donc décidé de tenter ma chance au Québec, j’étais consciente qu’il fallait tout recommencer (le réseau pro, les amis, les habitudes) mais j’abordais un nouveau continent, tout était possible. Au début j’ai déchanté, je me suis retrouvée dans un call center, j’étais payée 10 dollars de l’heure, avec tous les désavantages d’une plateforme de centre d’appel. Pause chronométrée à la seconde près, flicage, personnel infantilisé, brainwashing, humiliations occasionnelles, évaluation toutes les cinq secondes et plus sans affinités. En plus de cela, ma coloc fouillait dans mes affaires et m’interdisait les soirées entre amis. J’allais au boulot à reculons, un jour j’ai couru dans l’autre sens. J’ai démissionné. Malgré des petits soucis familiaux, je me suis remise à chercher du travail. Embauchée comme réceptionniste dans un hôtel, une semaine plus tard, j’étais toujours en bas de l’échelle mais c’était mieux, j’avais des dettes à payer donc il fallait que je cumule deux emplois, je bossais dans une boutique de vêtements, j’étais crevée. Je recherche à côté un emploi mieux rémunéré dans ma branche. Je postule énormément, j’ai pas mal d’entretiens dans de grands hôtels, qui pourraient à l’avenir faire réellement décoller ma carrière, j’y vais au culot, ça passe ou ça casse. Je suis allée trop loin pour renoncer.

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