Ma vie au bureau

Coups de gueule, mesquineries, coups bas, rumeurs, fayotes, dragueurs lourds, brailleurs, harcèlement,  mauvaise paye, faux copains. Bienvenue dans la vie au bureau de Sarah.

Blond woman in raincoat walking alone outdoors at night

Bienvenue dans les aventures non extraordinaires & pas pépères du monde méprisable et enviable du salariat. Je suis la nouvelle recrue d’une entreprise tentaculaire dont je tairais le nom mais qui est mondialement connue et reconnue dans le secteur des médias. Peut-être, avez vous déjà deviné d’ou j’écris. Levallois Perret, c’est tout ce que vous saurez.

Pour ouvrir le bal des personnages hauts en couleurs ou pas, qui valsent dans mon quotidien entre les quatre murs de l’open space, j’irais à l’essentiel. Moi. Oui moi. la star du show. Sarah 29 ans, chef de projet web, 15500 heures de stage à mon actif, ceci est mon premier CDI, vous ne saurez jamais la vraie identité de votre interlocutrice, tant mieux, je ne serais  jamais enquiquinée. Je vous épargnerai mon parcours chaotique entre emplois maquillés en stages dans la télévision & missions freelance pour SII au capital de 300 dollars bangladais.

C’est fini pour les présentations. Place au comment du pourquoi, du où & surtout du quoi. Être embauchée après des mois, voire des années de recherches, remises en question, retour en formation entrecoupées de scènes de Nikki et Victor Newman enlacés est un soulagement, pour moi, mes parents, mes amies et mon banquier. Après cette épine appelée chômage, enlevée du pied, vient se greffer le furoncle de la panique, du stress et de l’appréhension. Sans emploi, on se sent un peu altermondialiste… vite fait. On méprise un peu beaucoup ses robots pantins qui s’engouffrent tous les matins dans des boites roulantes, écrasés comme des crêpes contre des vitres sales. On se réjouit d’être exempt de cette servitude. la pauvreté nous guette mais  écrans plasma, ipad & autres trucs tout plat semblent bien fades face à notre lune de miel avec madame chômage. Quant à la nécessité de sacrifier liberté contre confort matériel, on rêve surtout toute la journée car c’est la seule chose encore gratuite ici bas.

Puis la réalité, t’assomme… comme d’hab. L’argent. Faute de rêver de mieux, on rêve de bien & de biens. Le pouvoir d’achat repose sur l’idée simple d’acheter plus pour se sentir supérieur aux autres, tout cela guidé par l’envie irrésistible d’être comme toute le monde. Voilà, je fais aujourd’hui partie d’un gros gâteau bien sucré bien gras tassé dans un grand moule. Bienvenue dans l’histoire d’un cake !

Vous pourrez bientôt suivre mes aventures sur Instagram ! Stay tuned !

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