Days of Nothing mise en scène par Matthieu Roy

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Ce fut une fin de semaine assez speciale. Vendredi matin je faisais mes bagages pour m’absenter. M’absenter de moi même. Oublier ce “rien de neuf”, plein de neufs, entouré de peinture fraîche d’immeubles Kauffman & Broad et Franco Suisse, cette machine à café, posée là, défiant les lois du feng shui. Je suis hors de moi donc au centre de tout. Je suis receptive aux mots de Fabrice Melquiot.

La piece de Theatre mise en scène par Matthieu Roy est in medias res. La mise en scène énervée. Le débit est sans répit. Pas de trêves, dans l’appel au secours de ce jeune homme de la génération Z. L’urgence, le deballage, les faux semblants. Comment peut on donner autant… & si peu de soi en même temps ?

La mise en scène, et ce décor, loin d’être un décor, est une distance. Cette vitre implacable, comme un plafond de verre, une barrière si on veut…. un obstacle. Grâce à deux comédiens formidables, je renoue avec le canon. Deux voix qui se mêlent. Je renoue avec la voix off, la voix. Une voix ou une voie, enfin un sens, que les deux dernières générations n’ont pas.

Je vous dirais finalement ce soir que le quotidien sur scène, je n’en veux pas, je souhaitais sortir mon nez de mon telephone mon nombril de mes yeux et mettre ma tête dans le monde.

La dernière est demain, 13 fevrier, courrez-y !

 

 

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