Mon dernier TEST HIV et ce n’est pas pour rigoler

cafe latte et sucre

Aaaahhhh les blogs glamours, leurs abécédaires de la beauté, du style, du savoir-paraître et de l’art d’être inaccessible. Ce sont de véritables slides PowerPoint qui démontrent  comment pêcher l’HOMME. Que ce soit juste pour le plumard ou carrément la Mairie, cela dépend de votre souhait ou de la position de Vénus (je ne parle pas des rasoirs sur votre lavabo). Dans tous les cas, ça parle jamais de tout l’alphabet de MST que vous pouvez attraper : HPV, CMV, HIV, hépatite B, herpès, ça passe à la trappe des blogs poudrés. Donc bibi la vilaine se dévoue pour parler de ce dont personne… ne veut parler.

J’effectue un test HIV tous les deux ans, car les préservatifs (ces trucs payants et marketés jusqu’au trognon du latex, qui devraient selon moi, être distribuées gratuitement, santé publique oblige) et bien ils craquent !

Je me rends donc, ce samedi, à l’hôpital Béclerc de Clamart pour un test anonyme et gratuit.

Je m’aventure dans les couloirs larges, vides et sombres de l’établissement. Le dépistage se fait porte H. Je suis Porte 21… suis-je à côté ? Suis-je dans le bon service ? Suis-je dans le bon pays, la bonne planète ? Là, je digresse.

Au détour d’un couloir, je pousse au hasard une grande porte en bois et j’atterris en Europe de l’Est… l’aile du dépistage gratis.

Un questionnaire m’ait donné avant la prise de sang. Il comprend les interrogations suivantes : avez-vous déjà couché avec un africain ? Considérez-vous beaucoup coucher… souvent et beaucoup souvent pas avec la même personne ? Avez vous des relations avec des hommes qui n’aiment que les hommes ? Dans les tests Facebook de 2009, vous étiez plutôt Samantha que Charlotte ? Après avoir répondu “non” à tout (je suis une Miranda, moi, always will, je baise qu’avec des bouquins ) le médecin qui décortique mes réponses me juge menteuse.

“Vous n’avez jamais couché avec un africain ?”…dubitative.

Bah, non… pourquoi c’est un passage de la vie obligée ? Comme chercher des pièces de monnaie dans la fente du canapé.

Elle n’a pas le cran de reformuler sa réponse et demander clairement si j’ai couché avec un homme noir… tout court.

Passé l’étape de l’interro raciste, la prise de sang épique a pris le dessus. Impossible pour l’infirmière de trouver une veine. Elle a tourné sa seringue dans ma chair comme une toupie, je suis rentrée avec les bras d’une junkie façon Jared Leto dans Requiem for a dream.

7 jours plus tard, je suis partie chercher mes résultats au même endroit, le médecin m’a accueillie avec le sourire de Michel Drucker, je me suis dit que c’était bon signe.

Morale de l’histoire, protégez vous !

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