J’ai épousé un con : l’histoire de presque toutes les femmes

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“j’ai épousé un con” d’Agnès Bouquet est le roman-marketing typique. La clientèle est unanime, ce roman possède un très bon titre. C’est un Scoop, appelez l’AFP. Entre celles qui pensent sincèrement avoir épousé le dernier des sagouins et les célibataires qui veulent se rassurer d’avoir effectivement fermé la porte à pléthore de sagouins… vous avez la somme des pigeons attrapés.

D’ailleurs, si je transformais l’article “j’ai fait l’amour avec un con” en roman, tu paries que Flammarion m’appellerait tout de suite. C’est un Scoop. Rappelez l’AFP.

Le style d’Agnès Bouquet est fluide. Elle écrit bien. Voilà. Fini pour les compliments.

Agnes-Bouquet-jai-epouse-un-con

L’ouvrage est destiné à des femmes, qui de toute façon, ne liront par ce livre.

Pour sourire de la superficialité, de la bêtise de la protagoniste, il faut y croire un minimum.

“Fan de Lacan, mais lectrice inconditionnelle de Voici, Pépita est charmante, super socialisée tendance Saint-Germain-des-Prés/Saint-Tropez et dingue”. 

Un homme en pleine déchéance sociale se transforme en blate, c’est crédible. Pas la vie de Pépita.

Oui, parce que le personnage principal s’appelle Pépita.

Quand même.

L’ouvrage est sexiste à en crever au milieu de la ligne 6.

“Mais comment faire quand on veut tout : l’amour et la liberté, le sexe et la grossesse, la vie de famille mais pas la routine ? Un homme, un vrai, sans son intégrale des Bidochons et ses week-end pêche à la mouche ? Une femme avec le cerveau d’un homme et le corps de Nicole Kidman ? Vous le saurez en suivant avec hilarité une Pépita et un Roméo décidés à faire le spectacle au quotidien”.

Philippe Candeloro, président.

Dans les détails, Pépita est parisienne, dans le genre, je ne dépasse pas le périph’, à part en avion. Bon, certaines personnes pensent réellement qu’au delà du 75, y a le trou noir du cosmos et appellent une diligence pour 3 pâtés de maisons. Un point.

Les discussions entre Pépita et ses copines, m’ont valu, un trip à l’église, où j’ai prié en allumant des cierges, que Dieu nous préserve de ces gens là.

Et pourtant j’ai kiffé “les aventures” de Jack L’Eventreur.

Ce n’est pas un mauvais ouvrage que j’ai entamé, c’est ma foi en l’humanité.

C’est un cauchemar imprimé par CPI.

Suite à la lecture de ce livre, j’ai rêvé que la planète entière ne s’habillait qu’en gris, parce que le gris était le nouveau noir et par devoir, loyauté, crainte envers la mode, tout de monde ressemblait à des nuages du mois de mars.

La maigreur était revenue à la mode. Revenue ? C’est quoi mon problème. La maigreur continuait d’être à la mode et revêtait sa forme la plus pernicieuse, dans le sens où pour être considérée comme “baisable”, notre taille devait demeurer invisible derrière un goblet Starbucks.

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2 thoughts on “J’ai épousé un con : l’histoire de presque toutes les femmes”

  1. Rien qu’en voyant la couverture du livre, on a envie de s’enfuir! On sait déjà ce qu’il y a dedans!

    1. En fait tu sais pas si l’auteur est super cynique ou juste super bête. Confusion fait que je n’ai pas pu dire que c’était un mauvais livre.

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