“Je te vois” de Béatrice Shalit

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Cet ouvrage est arrivé, chez une amie journaliste. Envoyé par le service de presse de la maison d’édition, Jess l’a reçu intacte, mais n’en voulait pas.

Je l’ai pris.

La quatrième de couverture annonçait le suspense d’un thriller. Il n’en n’est rien.

Il s’agit d’un mélange de roman policier, familiale et sentimentale rédigé avec un style expédié en lettre verte à l’aide d’une écriture au tarif très économique.

Les phrases sont courtes. Zéro challenge syntaxique garantie. Les personnages pas creusés, donc creux avec (cerise dans le cheesecake), la caricature de Papitou, le grand-père aux vomissures facho-colonialistes, limite pétainiste : travail-famille-dictature, mais au fond, on l’aime bien, il est tellement drôle Pétain… euh non Papitou.

On se gâte aussi d’une romance entre le chef de chantier mou du genou et la psychologue puérile, du grand Roméo et Juliette cett, du style “tout nous sépare”. Je subis, 8h par jour, les névroses d’une clientèle apathique, il coordonne une équipe de sans-papiers exploités sur un chantier, notre amour est impossible.

Le dénouement de l’intrigue policière est résumée dans un post-scriptum en bas de l’avant dernière page : “Et au fait c’était le colonel moutarde dans la bibliothèque”. Béatrice avait une galette au four au moment de finir son roman, Agatha Christie fait des salto dans son caveau familiale, enfin bref l’achetez pas.

 

 

 

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