Venez plutôt à Paris, vous serez déçu.

Tel un vilain de mauvais film, pas du tout d’accord pour mourir, parce qu’une balle dans la tête, ca fait pas crever. Au contraire comme le Juvamine, ça ravigote.

Je reviens avec mes tops pas du top et je m’attaque à Paris.

Parce que Paris c’est pas la France. En revanche, comme la France, on l’aime ou on la quitte.

Sauf qu’une étude très sérieuse disséquée dans un article du nouvel Obs, mettait en lumière que quitter Paris relevait d’un fantasme. En gros, tout le monde veut se carapater mais personne n’ose.

Mais pourquoi donc ? Parce que :

Il faudrait planifier un potentiel déménagement. Si pousser le canapé pour y aspirer un peu de poussière, c’est déjà la conquête de Pluton, imaginer tout enlever et parachuter la cargaison dans un endroit pas du tout proche, une bonne cure de phosphore & on en reparle.

La solution : avoir plein plein d’argent comme Zlatan. Tout est calé, sans lever le petit doigt. Y’a qu’à patienter au Spa Barrère.

Tu ne veux pas quitter tes amis. Mais soyons honnête, t’as sûrement 30 ans, tes amis sont potentiellement en couple, ils ont des enfants ou pas. Bref, dans tous les cas, ils ne vivent pas seuls. Toi, t’es célibataire. Très seule. Paris (endroit excitant avec tout plein de monde partout) est magnifique mais replace difficilement un époux potentiel.

Solution : les gens fuient moins l’engagement comme la peste en Province, étude Ipsos à l’appui.

Tu es un vrai parisien ou francilien. Hormis à Paris, tu n’as aucun repère, même pas à Bordeaux. Il y a tout à refaire, tout à apprendre. C’est excitant mais aussi déroutant. C’est surtout dissuasif.

Solution : C’est possible de récréer toute une routine de vie. Cela reste le même pays. Ce n’est pas traverser le détroit de Gibraltar, débarquer en occident, pour échapper à une dictature militaire non plus, donc tout va bien.

La culture va te manquer. Les théâtres, la pléthore d’offres de séances ciné, les programmations des musées et expositions diverses, te laissent songeur, contemplatif et des fois tu te rêves en haut de l’affiche.

La solution : Une grosse dose de bonne foi. Avec un loyer de 1300 euros par mois, t’offrais-tu autre chose que les spectacles gratuits répertoriés en fin de liste sur Billetreduc ? Non.

Tu es en couple et Monsieur ou Madame ne veut pas quitter Paris. Cet(te) emmerdeur(se) a ses petites habitudes… de merde. Sa petite boulangerie, son petit café en bas, son petit resto préféré. Ce genre de truc, comme par hasard, ça se déménage pas.

Solution : larguer cet(te) emmerdeur(se) ou si vous aimez réellement cette personne, expliquez à cet(te) imbécile que la province c’est pas un cratère qui s’est pris une comète. Il existe des boulangeries et des restaurants aussi bons, et miracle, c’est moins cher.

Tu risques de voir personne débarquer. C’est une grosse claque dans la figure. Au fond, quitter la province, c’est aussi perdre des amis.

La solution : se dire qu’ils n’ont jamais vraiment été tes amis.

Il y a pas de boulot ! C’est pas l’information du siècle. Hormis infirmière ou ingénieur spécialisé dans des choses très pointues, c’est comme partout en France, le marché est tendu. D’ailleurs, les parisiens qui s’exilent créent leur activités, parce que ça recrute pas des masses. Hormis faire des oies en papier toute la sainte journée, vous ignorez quelle activité lancer, ni vu le doute en vous s’immiscer.

La solution : voir le numéro 2

Va falloir refaire son CV & étudier le peu d’entreprises qui recrutent. Une gymnastique aussi pénible qu’arpenter les Buttes Chaumont en plein cagnard avec des chaussures de drag-queen avec un marcassin sur le dos. Vous avez l’idée.

La solution : Vu comme ça : c’est une mission pour mission impossible.

Mais bonne nouvelle. Plus c’est pénible, plus l’effort paie. Ne perdez pas espoir, pensez à ces gens débarqués à Ellis Island avec deux cacahuètes dans leur veste en Yack.

Repasser des entretiens d’embauche et justifier qu’on ait tout plaquer à Paris sans paraitre borderline. Faire des triples flips double haut piquet avec ligament croisé intacte à la réception.

La solution : Travailler sa rhétorique. Dès que l’argu tient la route, vous dupliquez les versions à l’infini comme des Marvel. Technique Hollywood. Avoir les gens à l’usure.

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