Je suis une chercheuse

Quitter Paris fut une décision prise pendant 2 ans. Je m’explique.

Des fois, parfois, souvent, lorsqu’on réfléchit trop, qu’on pèse le pour et le contre durant 10 ans, c’est bon signe. Il faut y aller… dans 10 ans.

Ma grande soeur m’interpelle : les gens qui “réussissent” sont les gens qui réfléchissent… trop.

Réfléchir trop, permet de reculer, de s’arrêter à temps, quand le feu vire au rouge. Ca esquive le grillage le feu, de percuter quelque chose ou quelqu’un.

C’est exactement ce que j’ai fait : percuter quelque chose. J’ai reculé. J’étais obligée.

Je suis repartie avec une blessure à la tête. Une déchirure que j’exorciserai par un dessin.

Cet accident m’a sommée de prendre une décision. Ce mur en pleine face m’a réveillée.

Je devais accepter de reprendre la route, de retenter ma chance, de partir, voire repartir.

Quitte à me fourvoyer à nouveau.

J’ai quitté Paris quatre fois. Vous pouvez remballer l’adage “jamais deux sans trois” dans mon cas. Tous des faux départs. Je suis revenue. Aujourd’hui je n’ai plus peur de revenir pour la 5e fois.

J’ai quitté Paris pour la Normandie

J’ai quitté Paris pour Londres

J’ai quitté Paris pour Montréal

J’ai quitté Paris pour Vancouver

J’ai quitté Paris pour Toulouse.

Je cherche le bonheur partout. Je suis une chercheuse. Ou est ma maison ? Est-ce la famille ? Mes amis ? Mon quartier ? Mes racines ? Mon homme ?

Je ne sais pas où est ma maison. Il n’y a pas de bonnes raisons de rester ou des mauvaises raisons de partir. Je chercher toujours ma maison.

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