S’installer à Toulouse et faire des rencontres

Le 16 janvier 2019, j’ai posé mes bagages au café de la gare Matabiau. Directement extirpée de la nuit parisienne ballottée dans un train de nuit comme postillonnée par la gare d’Austerlitz, j’étais catapultée devant un café brûlant, l’oeil hagard, à Toulouse.

Je ne réalisais pas le changement de ville et de vie, j’étais dans la lune et par là je veux dire : la tête dans mes fesses.

Je découvrais mon nouvel appartement, moins propre que je pensais, plus froid qu’envisagée mais plus grand qu’imaginée.

Je me suis fixée comme objectif de rencontrer du monde, et par rencontrer du monde, je voulais dire des gens.

Ainsi en 3 semaines j’ai parlé à d’avantage de nouvelles têtes, qu’en 500 semaines à Paris.

Je me suis inscrite sur Meet-up et Tinder (le compte-rendu Tinder fera l’objet d’un autre article, croyez-moi). Le tout, simplement pour échanger avec des gens.

J’ai donc participé à :

Des meet-up sur “le regain d’estime de soi” où les filles font de gros doigts d’honneur sur leur photos de profil.

Des meet-up sur “le capitalisme va t-il s’effondrer ?” réunissant des personnes tellement belles et intelligentes genre anciens acteurs/ mannequin/ boys band/ hôte d’accueil du salon de l’auto que je suis repassée par la case “regagner de l’estime de soi”.

Des rendez-vous Tinder sympas concerts-verres-rigolades-papotes-remettage-de-cheveux-derrière-les-oreilles où finalement le mec te supplie de rentrer chez lui, finir la nuit et pour m’appâter, m’offrira peut-être des snickers. What (?!). Désillusion.

Des rendez-vous avec des mecs tellement susceptibles, je me suis dit que la vente de carapaces serait bien utile à Carrefour City.

 

J’ai repéré les endroits où désormais, j’aurai mes habitudes. C’est à dire où j’irais manger un burger-frites, une pâtisserie ou tout simplement boire un verre ou un thé.

Des endroits sans prétention, comme emmitouflée dans un plaid. Je déteste par dessus tout les endroits “in” où la violence symbolique s’opère. Il faut avoir le bon LOOK, la BONNE tête, pour prétendre à faire partie du décor. C’est détestable. Je prends la poudre d’escampette, des réminiscences de Paris, non merci.

Je découvre la ville petit à petit. Je me laisse surprendre aussi, par les sourires, les petites allées aussi étroites qu’une chatière, le soleil qui joue à cache à cache.

Quoi de mieux : être dans une ambiance détendue, se sentir bien, propice aux échanges, aux belles rencontres et au travail-plaisir.

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