Trop pauvre pour trouver l’amour ?

pauvre

Été 2005, au détour d’une rue, je croise une ancienne camarade de lycée, Maïa, en plein milieu d’un quartier très résidentiel du 5e arrondissement de Paris. Improbable.

Maïa R. jeune femme “née dans l’argent”, issue d’un carcan bourgeois et cultivé, choisit à l’époque de nos 17 ans, le suicide sociale en refusant de se présenter aux épreuves du baccalauréat et à la rentrée hypokhâgne du Lycée Descartes d’Antony.

Pas de faux semblants, ni de sourires hypocrites, encore moins de faux rendez-vous ultérieurement ultérieures, Ô grande mirage de retrouvailles en bonne et due forme, nous investissons séance tenante une terrasse de café. Le déballage émotionnel est de rigueur.

Mademoiselle est amoureuse. Que dis-je ? Folle amoureuse, d’un jeune homme un peu farouche et beaucoup vénal. Maïa est au chômage. L’homme ne veut plus d’elle. Durant 6 mois, avec elle, il a niqué tous les soirs. Malheureusement cul est de moins en moins joli, depuis que le chômage s’installe en CDI. “J’ne veux pas être pauvre à deux” disait-il.

Les temps sont tellement difficiles, les hommes et les femmes sont logés à la même enseigne sur l’échelle de la vénalité.

Les hommes de ma génération refusent une situation que les hommes de la génération de mon père souhaitait acquise et voir perdurer :  être le pourvoyeur de bouffes et de loyer désigné.

“Excusez-moi, être pauvre, même avec une jolie fille, j’ai l’impression de me faire avoir”.

Ainsi soit-il en Île-de-France.

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